vendredi, juin 29, 2007

TSB : Le bégaiement au 9e Symposium de Neuropsychologie des Pays Nordiques


Per Alm a organisé un symposium sur le bégaiement à Goteborg : jetez un oeil au lundi 20 août, le matin, à la conférence de programme. Voici les conférenciers et le titre de leurs discours :
Per Alm, Docteur en neuropsychologie, Université de Lund, Suède : Le bégaiement peut-il être compris sous un angle neuropsychologique ? Une courte vue d'ensemble des recherches et théories, avec une attention spéciale au le ganglion basal et le "modèle double-prémoteur".
Hans-Georg Bosshardt, Professeur, Groupe pour le Langage et la Cognition, Université Bochum, Allemagne : Augmentations régulières et régulations dans la production de la parole et le bégaiement : données comportementales et électrophysiologique, et discussion des bases neurophysiologiques de ces processus.
Gerald Maguire, Professeur, Docteur en Médecine, Dept. de Psychiatrie, Université de Californie, Irvine, USA: Expériences neurochimiques etpharmacologiques sur le bégaiement.
Lutz Jäncke, Professeur, Dept. de Neuropsychologie, Université de Zurich, Suisse : Recherches Neuropsychologiques sur le bégaiement.
Katrin Neumann, Docteur en Médecine, Université de Francfort , Allemagne : Imagerie cérébrale de la pathologie et mécanismes de rétablissement dans le bégaiement.
traduit de stuttering brain

vendredi, juin 22, 2007

Trad - HealthSteps : Stuttering (généralité)

Le Bégaiement
Le bégaiement est un trouble de la parole dans lequel la personne soit répéte certains mots et syllabes au lieu de les dire, soit trouve difficile de commencer certains mots. Quelqu'un qui bégaie peut aussi montrer des signes de souffrance pendant qu'il parle, par exemple des clins d'oeil rapides.
Selon le NIDCD, un certain nombre de personnes qui ont bégayé ont suivi des carrières dans la prise de parole en public, parmi lesquelles Winston Churchill, Marylin Monroe, Jimmy Stewart et Bill Walton, qui est un reporter sportif sur NetWork. Pourtant, pour la plupart des personnes qui bégaient, la simple idée de parler en public peut être la source d'énormément d'angoisses.

Les enfants et le bégaiement
Plus de 3 millions d'Américains doivent gérer des problèmes de bégaiement, selon la NSA. Le bégaiement vient peut-être d'une période de développement de l'enfant. En fait, le bégaiement est plus fréquent chez les jeunes enfants chez les jeunes enfants entre 2 et 6 ans. La plupart des enfants se débarassent du bégaiement. Si le bégaiement continue plus de six mois, cependant, un pathologiste de la parole peut aider à déterminer la racine du problème et suggérer un traitement.
Plusieurs formes de thérapie impliquent des nouvelles habitudes et/ou des schémas de désapprentissage de la parole problématique. Le projet de la NSA fait les suggestions suivantes pour vous aider à comprendre votre enfant ou n'importe quelle personne qui bégaie :
Vous serez peut-être tenté de finir les blancs, mais vous ne le faites pas. Cela peut-être embarassant et si vous dites le mauvais mot, cela ne peut faire qu'empirer les choses.Retenez-vous de faire des remarques comme « ralentis », « respire », ou « détends-toi ». De tels conseils simplistes peuvent être perçus comme condescendants.Maintenez un contact visuel et essayer de ne pas avoir l'air gêné ou inquiet. Attendez juste, patiemment et naturellement jusqu'à ce que la personne aie fini.Soyez conscient que les gens qui bégaient ont plus de difficultés à contrôler leur élocution au téléphone. Dire »Allo » en particulier, pose souvent un problème spécial.Le bégaiement rend parfois difficile la compréhension. C'est mieux de dire « Je suis désolé, je n'ai pas compris ce que vous avez dit. »Installez un climat détendu si possible, utilisez vous-même un rythme de parole modéréeLaissez entendre à la personne, par vos manières et vos actions, que vous écoutez ce qu'il où elle dit. Sachez écouter.

Traitement et Recherche
Beaucoup de programmes conçus pour traiter le bégaiement se concentrent sur le réapprentissage de la façon de parler ou le désapprentissage de mauvaises habitudes d'élocution. Les impacts psychologiques du bégaiement qui sont souvent occultés, comme la peur de parler aux inconnus ou en public, peuvent aussi être pris en compte. Un pathologiste de la parole et du langage est quelqu'un formé pour aider les personnes qui bégaient. La NIDCD précise que les autres formes de thérapies comprennent des médicaments ou des équipements électroniques. Les médicaments, cependant, peuvent avoir des effets secondaires qui les rendent difficiles à utiliser à long terme.
La recherche sur le bégaiement est aussi en cours et cherche des façons d'améliorer le diagnostic et le traitement du bégaiement, aussi bien que pour identifier ses causes. Le NIDCD dit que les caractéristiques du bégaiement sont en train d'être examiné pour aider à identifier les groupes d'individus qui ont le même type de bégaiement et par conséquent qui peuvent avoir une cause commune derrière le bégaiement. Des recherches sont également conduites pour voir s'il y a un lien génétique. Des outils tels que le TEP et l'IRM sont aussi utilisés pour examiner la srtucture du cerveau des individus qui bégaient.
Bien qu'il n'y ait pas de « remède » pour le bégaiement, la thérapie peut aider une personne à parler plus facilement, et à gérer l'impact psychologique du bégaiement.

Trad - ASRC : Stuttering (généralités)

Qu'est-ce que le bégaiement ?

Le bégaiement est un trouble dans lequel la parole est interrompue par des mouvements répétés et des postures fixes du mécanisme de la parole. Ces interruptions peuvent être accompagnées par des signes de lutte et de tension. Ces interruptions du langage varient du léger au sérieux, et le bégaiement peut aussi être assez variable pour chaque individu. Par exemple, chez les enfants pré-scolaires, le bégaiement peut aller et venir pendant des jours et des mois. Chez les enfants plus âgés et les adultes, le bégaiement peut varier selon le contexte de communication.

Les Causes
Il y a beaucoup de théories et de croyances populaires sur ce qui cause le bégaiement. Pourtant, malgré des recherches scientifiques considérables depuis la dernière moitié du 20e siècle, la cause du trouble demeure un mystère. Tout ce que nous pouvons dire à l'aube du XXIe siècle, c'est que le bégaiement est plus probablement dû à un problème du processus neural (activité du ceveau) qui sous-tend la production de la parole.
Quelque soit le problème, cependant, il semble être limité à la production de la parole, et il n'y pas de différences fondamentales entre les gens qui bégaient et les gens qui ne le font pas. Par exemple, les gens qui bégaient ne forment pas un groupe moins intelligent, ou moins habile...etc que ceux qui ne bégaient pas. C'est le cas , pourtant, des adultes qui bégaient qui sont plus prompts à l'anxiété sociale, ce qui n'est pas surprenant. En bref, on pense que le bégaiement est un trouble physique, et qu'il n'est pas causé par des facteurs psychologiques tels que la nervosité ou le stress, ou les pratiques parentales ou la façon dont les parents communiquent avec les enfants quand ils sont jeunes. Le bégaiement tend à se retouver dans une même famille, et il est d'avis général que la génétique est en cause. Pourtant, la nature précise de la transmission est inconnue à l'heure actuelle.

Apparition
Environ 5% des enfants commencent à bégayer, habituellement pendant les troisièmes et quatrièmes années de leurs vies. Le début apparaît généralement quand l'enfant commence à mettre des mots entiers dans des phrases courtes. La mise en place du bégaiement peut-être graduelle ou soudaine, et à son début la sévérité du bégaiement varie du léger au sérieux. Dans quelques cas, l'apparition peut-être si soudaine et si sévère que les parents pensent que leurs enfant à une grave maladie. Dans la plupart des cas, le premier signe de bégaiement est la répetition de syllabes comme « J...j...j...je vais » ou « Où...où...où est ...? ».Le bégaiement peut changer d'apparence aussitôt après son apparition et l'enfant peut commencer à adopter des postures fixes de mécanisme du bégaiement. En d'autres termes, au lieu de répéter les syllabes, l'enfant peut, par exemple, bloquer les lèvres et la langue dans une position durant de brefs moments. Cela peut sembler un arrêt complet du discours, alors que l'enfant tente d'amorcer comme : « .....puis-avoir à boire. » Aussitôt après la mise en place les sons peuvent être prolongés durant des moments de bégaiement, tels que « Ouuuuuuuuuuuu est mon verre ? » Souvent, alors que que le bégaiement se développe, les enfants montrent des signes d'effort et de lutte pendant qu'ils parlent.

Rétablissement naturel
Beaucoup d'enfants se débarassent du bégaiement naturellement, même si la proportion exacte du rétablissement et la durée moyenne de celui-ci est inconnue. Il semble que plus de filles se remettent naturellement par rapport aux garçons, et qu'avoir des membres de sa famille qui se sont remis naturellement augmente les chances qu'à l'enfant de lui-même se remettre. Les chances de guérison semblent être les meilleures juste après l'a pparition du trouble. Pourtant, actuellement, il n'est pas possible de dire si un enfant se remettra naturellement ou aura besoin d'un traitement.

L'impact du bégaiement sur la vie quotidienne
L'impact du bégaiement sur les gens varient. Par exemple, quelqu'un qui bégaie ne vit qu'occasionnellement la frustration extrême et l'anxiété de la parole, alors qu'une autre personne dont le bégaiement est plus sévère peut ne pas être affecté de la même façon. Il n'y aucun doute, cependant, que le bégaiement interfère avec la communication dès son commencement chez l'enfant préscolaire. Parfois les enfants montrent des signes de frustration à propos de leur bégaiement aussitôt après son apparition. Plus communément, les enfants scolarisés rapportent des sentiments de gène à propos de leur bégaiement lorsqu'ils répondent aux questions où qu'ils lisent à voix haute en classe. Les adultes dont le travail requiert une communication efficace peuvent trouver que le bégaiement freine leur épanouissement professionnel.
Le bégaiement peut interférer avec les interactions sociales des gens et peut conduire au développement d'une phobie sociale. L'anxiété sociale peut affecter sérieusement la vie au jour le jour. On sait que les adultes qui viennent à la clinique du langage demander de l'aide pour leur bégaiement peuvent aussi avoir un trouble connu de phobie sociale.

mercredi, juin 20, 2007

Trad : SFA-Anne Smith : Interaction Motor-Langage

Etudes de la recherche sur l'interaction du langage et du Traitement Moteur dans le Bégaiement

Dr Anne Smith, purdue University

Tout le monde sait que le bégaiement, comme beaucoup de comportements humains, est complexe.

Cependant, les gens qui bégaient et les cliniciens qui les traitent devraient être optimistes. Les récents progrès théoriques et les nouvelles technologies pour voir le processus sous-jacent au comportement humain a aidé à faire des progrès considérables dans la compréhension du bégaiement.

La plupart des scientifiques sont d'accord pour dire qu'il n'y a pas une seule cause au bégaiement ; il résulte de l'interaction de plusieurs facteurs. La question centrale est alors : comment et quand ces facteurs interagissent pour produire le bégaiement ? Notre modèle commence avec une simple constatation : pour produire la parole, le cerveau doit générer un ensemble de commandes neurales pour produire la bonne quantité et le bon timing de l'activité des muscles, y compris ceux qui contrôlent la respiration, la voix, et les mouvements oraux. Pendant le discours perturbé des enfants et des adultes qui bégaient, il est clair que le cerveau n'accomplit pas cette tâche.

Nos recherches, en combinaison avec les autres laboratoires, suggèrent que, même si le bégaiement est interprété comme un échec des zones motrices du cerveau pour générer les bonnes commandes de muscles pour exécuter la parole, l'explication de cet événement implique l'interaction des zones motrices avec d'autres systèmes du cerveau, y compris ceux impliqués dans les processus émotionnels, cognitifs, et de la procédure linguistique. Par conséquent nos expériences sont conçues comme suit : Si la demande de traitement est grande (ou si la stimulation émotionnelle est grande, ou le chargement de la mémoire) les aires motrices du cerveau ne peuvent pas agir aussi bien pour générer des signaux de commandes aux muscles. La phase suivante de notre projet NIH sur le bégaiement se concentre sur l'interaction du langage et de fonctions moteurs.

Comment pouvons-nous vérifier de pareils hypothèses ? Comment pouvons nous « voir » les signaux de commande motrice du cerveau ou avoir des informations sur l'activité des systèmes neuraux impliqués dans les processus linguistiques ? Pour étudier les commandes motrices nous plaçons des lampes à infrarouges sur les lèvres ou la machoîre, et une caméra digitale suit les mouvements oraux pendant le discours. Ce système est complétement non-invasif, et nous avons testé des enfants de 4 ans. En analysant les mouvements de la parole, nous pouvons obtenir un bon indice sur la façon dont le cerveau génére les signaux de commande aux muscles. La beauté de cette technique est que la personne n'a pas « besoin » de bégayer. Nous pouvons voir un champ d'action même pendant le discours fluide. Nous savons, par exemple, que en grandissant, le cerveau de l'enfant génère mieux les signaux de commande des muscles, et ils sont pas identiques à ceux des adultes avant dix ans. Nous avons trouvé que les adultes qui bégaient peuvent contrôler leur fluidité, mais que lorsque les demandes en tâches de parole (en rendant la phrase plus complexe) augmentent, les signaux de commandes aux muscles chez les gens qui bégaient (pas chez les locuteurs normaux) commencent à se détériorer.

Comme une fenêtre sur l'activité du cerveau durant le processus linguistique, nous utilisons un système pour enregistrer l'activité électrique du cerveau. Le sujet porte un « bonnet de bain » avec 32 électrodes enchassées. Ces électrodes enregistrent l'activité du cerveau durant les tâches du processus linguistiques. Lors de précédentes études des scientifiques ont trouvé des signatures très différentes de l'activité cérébrale pour différents types de processus linguistiques. Par exemple, décoder la signification d'une phrase est caractérisé par un schéma différent de l'activité cérébrale dans l'espace et dans le temps comparé au processus de grammaire de la phrase. Nous tentons de déterminer si les personnes qui bégaient (ou un groupe dans le groupe) ont un process neural de langage différent même quand ils ne parlent pas, ou s'ils ont des capacités linguistiques fondamentalement normales. Chez les mêmes personnes, nous enregistrerons les mouvements oraux pendant le discours pour voir si allourdir le système de processus linguistique produit des effets négatifs sur la capacité du cerveau à envoyer le bon signal de commande aux muscles de la parole. Nous saurons alors si les personnes qui bégaient (u un sous groupe) ont soit (a) un process de langage normal ou (b) des process de langage inhabituels qui interfèrent avec les commandes motrices de la parole. Nous étudierons aussi des enfants car nous croyons que l'interaction possible du langage et des facteurs moteurs sur la fluidité peut changer tout au long de la vie.

Notre équipe de recherche (Anne Smith et Christine Weber-Fox du Department of Audiology & Speech Sciences, Howard Zelaznik du Dpt of Health, Kinesiology and Leisure Studies at Purdue University, et Janet Nichol, Dpt of Linguistics, University of Arizona) est extrêmement enthousiaste pour la prochaine phase de nos recherches sur le bégaiement. Nous sommes reconnaissant au National Institute on Deafness and Others Communications Disorders of the National Institutes of Health pour avoir soutenu le projet (Physiological Correlates of Stuttering, R01 00559).

Trad : 1999, une subvention pour les époux Ingham

DES PROFESSEURS DE L'UCSB RECOIVENT UNE SUBVENTION POUR ETUDIER LE BEGAIEMENT

5 février 1999


Les chercheurs en pathologie de la parole Roger et Janis Ingham ont consacré une grande partie de leur carrière à traquer les causes du bégaiement, un trouble de la parole qui touche environ 2,5 million d'Américains et 60 millions de personnes à travers le monde.

Et l'équipe de recherche mari-femme de l'UC de Santa-Barbara sent que la solution à cette situation handicapante n'est peut-être que l'affaire d'une ou deux décennies.

« Je suis de plus en plus sûr que nous sommes tout près de le comprendre et de le contrôler entièrement », dit Roger Ingham. «Je me doute que les études génétiques et que les initiatives actuelles en neurobiologie vont nous amener à son déchiffrage avant que nos carrières arrivent à terme.»

Les Ignhams, qui sont quinquagénaires, espèrent pousser un cran plus loin leur chasse durant les trois prochaines années grâce à une subvention de 921 000 $ qui vient de leur être attribuée par le National Institute of Health.

Eux et leur confrère Peter Fox de la University of Texas Health Science Center ont prévu d'utiliser l'argent pour mener des tests axés sur la localisation des structures neurales et des processus dans le cerveau où le bégaiement est produit.

Les scientifiques croient depuis les années 20 que le bégaiement a ses racines dans un fonctionnement neurologique anormal. Par la suite des recherches ont montré que le cortex, le ganglon basal, le thalamus et d'autres régions du cerveau jouent un rôle dans la production de la parole.

Les études d'Ingham et d'autres semblent suggérer que le système défectueux est logé dans les régions prémotrice, motrice et d'assocaition auditive du cortex. Leurs recherches observera l'activité de la parole dans ces zones.

Les expériences, prévues pour les trois prochains étés au laboratoire de Fox à San Antonio, au Texas, utiliseront le TEP pour pister les flux sanguin cérébral chez groupes de personnes bègues et non-bègues. Dès lors qu'on a montré qu'un flux sanguin accru représentait une activité accrue dans une zone cérébrale, les Inghams seront capables de cartographier l'activité du cerveau durant des discours normaux et bégayés, puis de comparer le différences sur ces cartes.

Le groupe de personnes bègues sera examinée au repos, pendant un discours spontané, et pendant l'utilisation de techniques de contrôle du langage conçu pour amener la fluidité.

Le projet en cours des Ingham observera également et pour la première fois un groupe de femmes qui bégayent. Les statistiques montrent que les femmes sont quatre fois moins touchées que les hommes.

Et d'ici trois ans, ils espèrent se rapprocher du but ultime de la recherche sur le problème : soulager ses millions de victimes.

Les progrès de la recherche ces dernières décennies - bien qu'ils n'aient pas guéri le bégaiement -ont néanmoins apporté un peu de paix aux esprits affectés, disent les Ingham.

Profondément engagés dans le développement de nouveaux traitements pour le bégaiement, le couple fournit des services cliniques aux adultes concernés et aux enfants. Et nombre de ces patients trouvent un grand réconfort dans la révélation que le bégaiement semble avoir une cause physiologique, et pas nécéssairement physiologique.

"Les personnes qui bégaient sont très excitées à ce propos," dit Janis Ingham. "Ils disent que 'J'ai toujours su qu'il y avait quelque chose dans mon cerveau, je savais que je n'étais pas fou'."

4 nouvelles traductions

ASRC : Stuttering (généralités)
OSF HealthCare-HealthSteps : Stuttering (généralités)
SFA : Dr Anne Smith : Interaction Motor-Language
UCSB : (1999) - Une subvention aux époux Ingham

Disponible en PDF sur simple demande, comme d'habitude.

Trad TSB : Annonce d'Indevus mensongère ?


Samedi 16 Juin 2007

Publication des résultats open label du Pagoclone mensongère ??

Voici ce qu'a écrit Indevus pour les nouveaux résultats pour le Pagoclone :

"Les données open label ont montré une amélioration dans presque toutes les mesures d'efficacité

comparée au niveau intial, qui étaient au moins deux fois plus important que ceux constatés pendant les 8 semaines initiales du traitement en double aveugle. Durant les 8 semaines, la partie en double aveugle de l'étude, les patients à qui étaient attribués le placebo, ont connu une réduction moyenne de 5% des syllabes bégayées. Après trois mois dans la partie open label de l'étude, ces mêmes patients ont connu une moyenne de 31% de réduction.

Ces améliorations légèrement les bénéfices obtenus à l'origine par les patients répartis au hasard pour 8 semaines sous pagoclone (5 mois de traitement au total). Pour ces patients répartis au hasard sous pagoclone dans la phase en double aveugle, la réduction moyenne de syllabes bégayées était de 18%, alors que dans la phase open label, la réduction moyenne était de 40%.

De même, les données pour le (CGI-I) Impression Globale des Cliniciens sur l'Amélioration ont montré des améliorations considérables durant les trois mois de traitement open label."

Des résultats superficiellement bons. Mais je suis un peu méfiant quant à ce que j'ai relevé plus tard dans la presse :

"Plus de 70% des 119 patients qui étaient inscrits à la phase open label du test EXPRESS étaient compris dans les données des trois mois open label présenté au NCDEU.

En effet, 30% des personnes ont décidé de continuer à utiliser le Pagoclone."

Je ne serais pas surpris si seuls les personnes qui ont connu un effet positif ont continué, dans ce cas il n'est pas étonnant du tout qu'il y avait au "moins le double de l'étendue constatée pendant les 8 semaines initiales du traitement en double aveugle" ?

Et, plus important, n'évalueriez vous pas réellement tous les patients après les tests open label de 3 mois, même ceux qui n'ont pas contribué à voir l'efficacité globale du pagoclone ?? Leur relevé d'efficacité est un peu mensonger, car ils mentionnent seulement plus tard que seulement 70% ont entrepris le test open-label.

Traduit de The Stuttering Brain

lundi, juin 18, 2007

Pagoclone, Phase II, second résultats : Tom relativise...

Tom Weidig n'a pas tardé a trouver une faille dans l'annonce d'Indevus pour les seconds résultats de la phase II des tests du pagoclone : Tous les cobayes ne continuent pas à prendre le médicament.

Indevus, dans leur annonce, affirment tout de même une amélioration après 15 semaines d'ingestion du pagoclone : jusqu'à 40% de syllabes non bégayées d'amélioration...

J'ai pas traduit. J'ai une flemme, moi en ce moment...

vendredi, juin 15, 2007

le Speech easy arriverait en France

Alexandre signale, en exclusivité, sur Parole de Bègues, que l'équipement SpeechEasy serait bientôt commercialisé en France...

http://paroledebegues.free.fr/forum/viewtopic.php?id=1260

A suivre...

Nouveaux bons résultats pour le pagoclone

Indevus a annoncé de nouveaux résultats pour la phase II des essais sur le pagoclone. Ils semblent positifs. Toujours pas d'effets secondaires...

Pour ceux qui lisent l'anglais : le site d'indevus ou le lien indiqué par Tom Weidig

Vidéo pagoclone bis

Une autre vidéo sur le pagoclone sur le même site...c'est grosso modo la même...

.cnn.com/video/player/player.html?url=/video/health/2007/04/28/gupta.stuttering.cnn

samedi, juin 09, 2007

Gag

Qu'est-ce que le pagoZac ?

C'est du pagoclone avec du prozac. Avec le pagoclone, tu bloques moins, mais même si tu bégaies, tu t'en fous !!

mercredi, juin 06, 2007

Du nouveau du côté du ganglion basal


Tom Weidig a relevé un nouvel article traitant du ganglion basal.


En attendant ma traduction...

vendredi, juin 01, 2007

TSB : Invalidité des tests Lidcombe

A l'ISA, j'ai assisté à l'atelier de Mark Onslow sur le programme Lidcombe. Il n'a pas paru très content quand je lui ai dit pendant l'atelier que son test de contrôle aléatoire comportait des défauts. La veille, j'ai fait un discours (auquel Mark n'a pas assisté, je pense) sur Pourquoi les tests de contrôle aléatoires ne montrent pas d'efficacité malgré leurs prétentions.
Sue Block n'était pas non plus contente, et dit que les TCA étaient largement utilisés dans toutes sortes de domaines. Bien sûr, c'est la réponse typique sans répondre à mes arguments. Pourquoi personne ne me dit : "Tom j'ai écouté tes arguments. Je ne suis pas d'accord avec ton argument n°10, parce X et Y. C'est pourquoi tu as tort." Non, tout le monde dit seulement que les TCA sont largement utilisés, où que les statistiques sont calculées pas un statisticien. Quel genre de débat scientifique est-ce ??? Quoi qu'il en soit, j'ai rencontré Sue Block plus tard et nous avons eu un débat plus constructif

Plusieurs personnes m'ont approché en regard de mon discours ou m'ont même félicité pour avoir crtitiqué le programme Lidcombe. Je veux juste préciser que je ne suis pas vraiment contre Lidcombe, mais juste contre le fait qu'ils proclament leur eficacité avec les tests contrôle aléatoire. Je ne suis pas un idéologiste qui ressent le besoin urgent de défendre sa vision du monde. Voici ce que je pense :

1) J'ai été à l'atelier, et globalement le programme semble sensé et je ne pense pas que cela fasse du mal aux enfants le moins du monde. En fait, cela encourage l'interaction parents-enfants, ce qui de toute façon devrait être bénéfique. Ainsi cela peut empêcher des effets comportementaux, sociaux et psychologiques de se développer.

2) Ce que je critique est le fait que Mark Onslow clame que la recherche a montré l'efficacité. Cependant, comme je l'ai dit précédémment ils n'ont rien prouvé du tout. En fait, pendant l'atelier il a lui-même montré des données à long terme qui suggèrent que seulement 84% des enfants guérissent ce qui est proche de la guérison naturelle.
3) Je suppose que Lidcombe pourrait aider les enfants à guérir plus rapidement qu'il n'auraient guéri de toute façon, pourrait apaiser les tensions entre les enfants et les parents (le thérapeute agit comme une super-nurse), et pour ceux qui ne guérissent pas de réduire certains effets secondaires, MAIS je doute vraiment que cela rendent les enfants qui n'auraient de toute façon pas guéri, fluides. Pour faire cela, le programme n'est pas assez interventionniste et a besoin de faire plus de travaux de parole active.

4) Si j'avais un enfant qui bégaie et si j'avais le choix entre ne rien faire ou suivre le programme Lidcombe, je suivrais certainement le programme Lidcombe avec eux.
5) J'ai le sentiment que Mark ne sait pas vraiment comment prendre mes arguements statistiques, mais son statisticien doit savoir : Mark Jones. Il n'a jamais correctement répondu aux questions que je soulevais en répondant par email où à ma réponse rapide dans dans le British Medical Journal. Je ne peux pas comprendre pourquoi, excepté qu'il approuve mes arguments et ne veut pas dire à l'équipe d'Onslow qu'il a complètement foutu en l'air l'essai et qu'ils ont fait des efforts et dépensé de l'argent en vain, ce qui serait la chose honorable à faire.

6) Lidcombe peut avoir un effet seulement à un niveau comportemental (moins d'effets secondaires comme des grimaces ou des blocages durs) et à un niveau psychologique (évitement et honte), ce qui est beaucoup plus (voire impossible) à constater dans un essai.


TOM WEIDIG

Question énervante mais pas indispensable

Il y a une question qui m'obsède un peu, et que j'ai du mal à mettre, seul dans mon
coin, noir sur blanc :
Qu'est-ce qui pousse les "non-bègues", à donner des conseils, à émettre des théories ?
Qaund on en vient à parler de mon bégaiement, il y a toujours, dans un groupe d'amis(même ceux qui me connaissent depuis belle lurette) quelqu'un qui dit quelque chose du genre "Non, non...ça doit être purement psychologique..."

Pourquoi ça m'horripile ?
Malgré la personne, il y a dans ces "réflexions" spontanées, je crois, un manque de considération. Pour la complexité scientifique du problème d'une part, et pour la souffrance du bègue d'autre part.

Mais ça n'est pas méchant, et ça ne part pas d'une mauvaise intention. Un peu irréfléchi, tout au plus...
J'y reviendrai.

Thèmes précédents

Qui suis-je ?

Olivier
Ni médecin, ni traducteur professionnel, originaire du Finistère Sud, je m'intéresse à tout ce qui touche au côté scientifique de la chose. Je propose des traductions amateurs de documents et articles en tous genres d'Outre-Atlantique. Documents en PDF sur simple demande
Afficher mon profil complet

Avertissement

Malgré le soin et les efforts apportés à ces textes, les erreurs sont toujours possibles, surtout en ce qui concerne les termes médicaux. Merci de votre indulgence.