mardi, juillet 31, 2007

Trad : Pagoclone-Wikipedia

"Le pagoclone était testé à l'origine comme un médicament anti-anxiété, mais n'a jamais été commercialisé. C'est un agoniste partiel de récepteurs GABA-A dans le cerveau. David Nutt de l'Université de Bristol a suggéré le pagoclone comme une base possible pour élaborer un médicament «social», ayant les bons effets de l'alcool (détente et sociabilité) sans les mauvais effets (aggressivité, amnésie, nausées, perte de la coordination, affection du foie). Ses effets peuvent être rapidement inversés par l'action du flumazenil, qui est utilisé comme antidote dans l'empoisonement par Valium.

Le Dr Nutt a publié des études, louant le potentiel du pagoclone, qui étaient financées par Indevus, qui détient les droits pharmaceutiques, et qui au printemps 2006 recherchait des fonds pour une éventuelle production du composé. Le fonctionnement de celui-ci est indéterminé, mais il est à noter que la sécurité du pagoclone à long terme n'a pas été évaluée.

Le pagoclone est aussi en ce moment à l'essai comme médicament pour améliorer la fluidité d'élocution des personnes bègues.

Formule : C23 H22 CIN3 O2

Masse moléculaire : 407.893 g/mol

Nom systématique : 2-(7-chloro-1,8-naphthyridin-2-yl)-3-(5-methyl-2-oxo-hexyl)-3h-isoindol-1-one "

B comme...blues

J'ai crée ce blog en espérant que des traducteurs professionnels, touchés de près ou de loin par le bégaiement, en entendraient parler, et viendraient m'aider. Bon c'est vrai, je n'ai pas fait beaucoup de publicité. Par timidité. Par peur d'avoir l'air prétentieux ?

Je commence à connaître certains termes, je fais des progrès. Quelques personnes m'ont chaleureusement encouragé. Une étudiante m'a même fait confiance et a inclut une de mes traductions dans son travail.

Mais je ne suis pas médecin, et je ne suis pas traducteur.
Je n'ai pas été formé pour ça.
Je suis motivé, mais ça ne me plaît pas toujours.
Alors, tout seul sur mon Iceberg, parfois j'ai vraiment froid.

...mais je continue....
dans mon coin...
si cela peut aider quelqu'un...

mardi, juillet 24, 2007

Les Vieilles Charrues

S'il y a bien quelque chose qui me tue et qui profite à mon bégaiement, c'est de rester sans rien faire. Mes derniers jours ont été riches en évènements positifs.

Ma première fois comme bénévole au Festival des Vieilles Charrues s'est plutôt bien passée. Petite adrénaline au moment où on me demande d'aller en renfort..à La Boutique, pour vendre aux clients. Arrgh.

Et puis tout s'est très bien passé ! Je ne pensais plus à parler, je pensais à...communiquer.

Un festivalier bordelais me serre dans ses bras, il me trouve sympa. N'a pas l'air troublé par mon bégaiement.La jeune fille qui sert la tartiflette demande deux tickets de bénévoles. Je négocie pour un seul, ça la fait rire.

Seul regret, comme j'en parle sur mon autre blog (OliverTwix, voir lien en bas à droite de l'écran) est de ne pas avoir porté un T-Shirt "CELIBATAIRE", et de ne pas avoir discutaillé (eh oui ! je peux le faire) avec quelques festivalières mignonnettes.

Par ailleurs la semaine dernière j'ai été embauché pour un contrat de 6 mois, dans un magasin de jouets, ce que j'adore. L'équipe est réduite, le patron est sympa.

Un professeur pas comme les autres

Au collège, j'avais un professeur d'anglais que tout le monde regardait avec des yeux un peu ronds, mais aussi avec fascination.
Il s'appellait Mr Dirou.
Avec sa veste en cuir, son stylo Mont-blanc et sa lourde montre, il arborait une élégance très british. Petite moustache blonde, discrète, il ressemblait à un aviateur de l'ancien temps. Il nous racontait beaucoup de choses, et on ne savait pas ce qui était vrai. Il prétendait avoir tout fait dans sa vie. On sentait que les filles de la classe n'y étaient pas insensibles.

Face à ce personnage, la première fois que j'ai dû lire un texte, j'ai pleuré devant toute la classe avant même de bégayer...j'avais préparé un mot pour le prévenir que je bégayais.
Je me décidais à le lui donner.
"Je le sais, que vous bégayez, jeune homme, ce n'est pas la peine de vous mettre dans des états pareils."

Par la suite j'ai appris qu'il avait déjà travaillé avec des personnes bègues.

Mais ce qui est resté imprimé dans ma mémoire, c'est le jour où il a volontairement attendu qu'il y ait un silence total dans la classe, pour me pointer du doigt, et dire à voix forte, pour que cela n'échappe à personne :
"Olivier, c'est bien, ce que vous faites".

lundi, juillet 16, 2007

Le problème vient d'abord de l'intérieur

Partant de l'inverse du "réflexe de décontraction" (travaux du Dr le Huche, sur lesquels je ne m'aventurerais pas, faute d'avoir bien pris connaissance du sujet), j'ai l'intuition que le problème vient plus de moi -malgré moi- que des autres, surtout de mes proches.
Cette idée déferle en moi comme une trop brève vague de soulagement, et j'essaye de la garder, de m'en imprégner...

Souvenir : Amabilité téléphonique

Puisque ce blog est plus récent que moi : )
Voici un petit -douloureux- souvenir téléphonique :

Je téléphone à mon opérateur pour changer de forfait.
Je pensais tomber sur un répondeur, car il était environ 21h.
(Je faisais cela en attendant un ami devant chez lui.)
Je tombe sur un monsieur, à qui je demande si c'est encore possible de me servir.
(Drôle de question de ma part, vu qu'il a décroché, mais bon.)
Il me répond de "me dépêcher, que tout le monde est en train de rentrer chez lui".
Cette réponse peu commerciale me fait bégayer, et ce monsieur continue :
"Oui, et bien je vois déjà que vous n'arrivez pas à dire ce que vous voulez dire !" d'un ton de reproche teinté de mépris.

Inutile de dire que j'ai adressé une lettre de plainte à mon opérateur.
J'ai eu droit à des excuses, et à une réduction.

Mais c'est une dame que j'ai eu, et j'aurais bien voulu avoir cette personne, pour lui expliquer calmement que d'une part, son attitude à l'égard de mon problème est cruelle, et d'autre part, tout simplement on ne parle pas ainsi aux clients...

"La Façon de le dire" un téléfilm ambigü

"La Façon de le dire", (1999) passe de temps en temps sur Direct 8. Il raconte l'histoire d'un jeune bègue (Lorant Deutsch) qui veut convaincre sa mère de faire un stage pour soigner son bégaiement. Sa jeune correspondante doit venir lui rendre visite, et jusqu'à présent au téléphone c'est son frère qui répondait à la jeune fille. Ce même frère va essayer d'abuser d'elle (idée singulièrement gonflée, surtout que le frère en question reste impuni) ce qui va la faire fuir. Avec sa nouvelle méthode, le jeune bègue va rattraper la jeune femme à l'aéroport pour lui déclarer sa flamme...
Le scénario en lui-même n'est pas mauvais. L'interprétation de Lorant Deutsch est bonne...lorsqu'il ne bégaie pas ! Lorsqu'il bégaie, ça y ressemble, un 'profane' ne ferait pas la différence...mais il se contente de mimer certaines gestuelles, sans vraiment les comprendre ou les ressentir.
Le téléfilm n'évite pas les poncifs ("Mais, mais...tu parles !!" -comme si les bègues en étaient incapables..) sans parler de l'inévitable pathos "bégaiement-relations avec le sexe opposé"...féminin, dans ce cas. "Si tu bégaies, je ne sors pas avec toi" peut-on lire entre les lignes.

Beaucoup trouveront ce téléfilm anodin, moi je le trouve ambigü.
Pourquoi choisir cette méthode plutôt qu'une autre ?
Pourquoi présenter l'orthophoniste montrée au début comme inefficace ?
Un téléfilm avec une thérapeute spécialisée serait beaucoup moins spectaculaire.
Les sous-entendus sont habiles (La mère : "S'il n'est pas phoniâtre, c'est un charlatan ; Et pourquoi ce stage marcherait mieux que les autres ?", dixit la mère du jeune garçon bègue)
(La méthode en question, même si elle n'est pas citée, est reconnaissable, et je ne la citerais pas non plus pour ne pas me retrouver en première page de leur site, ou de recevoir un coup de fil de leur avocat. Par ailleurs, le nom de leur association n'apparaitra plus sur ce blog, car il est , pour moi du moins, lié à de la violence, et je n'en veux pas sur mon blog.)

C'est dommage, car il contient néanmoins quelques bonnes idées.
Mais si vous voulez voir un bon film sur le bégaiement, je vous conseille "Rocket Science" de Jeffrey Blitz.

Répondre à la violence...

Anonyme a dit…
Tu te prends pour qui toi à critiquer Ivan Impoco comme ça! Faut te calmer mon gars ! Et fais gaffe à toi! Arréte de divulguer des informations comme ça espèce d'abrutis !


Faisons abstraction du courage de cette personne qui m'a laissé un commentaire anonyme.
Je n'ai divulgué aucune information, ce que j'affirme est inscrit sur le site de l'UIBEB.

Je crois que même Ivan Impoco n'approuverais pas ce genre de comportement dans ses rangs...

vendredi, juillet 06, 2007

Questions actuelles et recherches futures


J'ignore l'auteur et la date de ce petit résumé que j'ai traduit il y a plusieurs mois. Cela n'en reste pas moins un bon récapitulatif. Il y a là de grandes étapes à venir dans larecherche sur le bégaiement :

- Désordre neurologique OU phénomène émergent (basé sur l'interaction entre les divers éléments de l'élocution et du langage ?)
- Désordre Structurel OU Désordre fonctionnel ?

- Mécanismes de cause OU Mécanismes de compensation ?

- Désordre uniforme, monolithique OU plusieurs sous-catégories de bègues ? (y a t-il plusieurs sortes de désordre ?)


Directions des futures recherches :

- Imagerie du cerveau des enfants : 2-5 ans (début) et 6-10 ans (peu après le début)

- Imagerie du cerveau des adultes, anciens bègues non-traités- Imagerie du cerveau des adultes ayant rechuté après une thérapie "réussie"

- Plus de recherches sur les régions subcorticales

- Etudes d'imagerie pour délimiter le circuit neural soulignant les comportements de bégaiement principalement axé pour répondre à la question du processus neural : "Ou ça".

Nous devons commencer à considérer réellement la question du "Comment ?" Alors que la qualité spatiale et temporelle des techniques d'imagerie s'améliore, la microstructure du cerveau peut être observée pour déterminer plus précisément comment le processus d'un type donné est porté.

Nanotechnologies

Ne me dites pas que vous ne vous êtes jamais posé la question : Est-ce que dans le futur, les nanotechnologies pourraient être d'un quelconque secours aux personnes qui bégaient...

On pourrait imaginer des nanomachines qui vont réparer, chez l'adulte, la disconnexion de l'hémisphère gauche. Et chez l'enfant, éviter qu'elle se forme...Ou d'autres machines moléculaires bien plus complexes, qui surveillent les zones à risques, tels des sentinelles ouvrières, qui empêchent ici et là une arche de s'effondrer, tout en la consolidant d'un matériau liant.
Je m'efforce de considérer les nanomachines comme innofensives, et autodestructibles une fois le travail accompli. Autrement dit des médicaments parfaits : travail précis, zéro effets secondaires...
Mais il reste le problème de la technologie invasive.Les scientifiques ne sont pas tous du même avis. Pour certains c'est infaisable, pour d'autres c'est l'avenir de l'humanité. Pour d'autres encore c'est dangereux...

Que ce soit, pour de nombreuses années encore, de la science-fiction n'empêche pas d'y réflechir !

Pagoclone et que ça saute !!


















Marre d'attendre...

On aimerait pouvoir avancer le temps, et enfin essayer cette fichue gélule blanche...et pouvoir dire"Ouais ! pas mal", "Mouais...un peu" ou "C'est de la merde, tant pis"


Une bonne fois pour toutes.

Yoga dirigé ?

Dans un document trouvé sur le net "A qui conseiller le yoga", j'ai relevé cette phrase : "Certains troubles de l'élocution, comme le bégaiement, cèdent à la rééducation inspirée du Yoga après avoir résisté à une rééducation orthophonique d'aspect plus logique."

Le yoga est le seul travail qui m'aie jamais détendu, et je donnerais cher pour savoir QUEL yoga, et QUEL "réeducation inspirée" !!Je me suis souvent demandé si la puissance du yoga pouvait être dirigée sur le bégaiement...
Toute personne pouvant me donner ce genre de renseignement est plus que bienvenue...

Réaction inverse 3

Autre question : Il a été suggéré bien avant, pendant et après la découverte allemande de 2002 que l'hémisphère droit SURCOMPENSAIT la faiblesse du gauche.

Est-ce que le fait d'apprendre un bon réflexe agit sur cela ?
Faut-il apprendre à calmer l'hémiphère droit ? : )

Réaction inverse II

Peut-on résumer le problème à une mauvaise réaction spontanée ?
Ce qu'on appelle "bégaiement" n'est-il que ce mauvais réflexe ? Le vrai "bégaiement", c-à-d l'interruption de signal effective des commandes motrices, est-elle audible ?
Il serait crucial d'avoir le mécanisme détaillé, en temps réel, à la fois chez un adulte et chez un enfant,de ce qui se passe lors d'un "vrai" bégaiement, c-a-d un bégaiement épuré : Le sujet est en forme, en confiance, calme et détendu et ses accidents sont réduits au minimum. Ils ne le gènent pas. On pourrait alors penser, comme beaucoup l'ont fait, que bégayer n'est dû qu'à la peur de bégayer...
Mais dans ce cas, comment y rattacher les dernières découvertes scientifiques ?Par exemple la mauvaise connexion dans l'hémiphère gauche chez l'adulte ?

Reflexe inverse I

Essayer d'assimiler un réflexe antagoniste pour en chasser un autre est une tâche ardue. (Le mauvais réflexe étant bien sûr le passage en passage en force de la syllabe.)
Il est rendu encore plus difficile par la peur des conséquences de l'échec. Et cette simple perspective nous fait replonger dans la morosité.Paradoxalement, la joie d'une victoire devient dangereuse, car elle nous expose à nouveauà un mauvais réflexe...C'est dire à quel point cette saloperie est ancrée en nous.

Ultracool

Si on part du principe que le bégaiement est une mauvaise réaction à une anomalie initiale, on peut se dire : C'est ma réaction qui est défectueuse. A la micro seconde près. Alors bon,je vais faire en sorte d'être le plus "cool" possible pour tolérer, accepter ces anomalies, et ainsi réagir comme il faut. Comme ce n'est pas facile, comme il faut en faire un réflexe, je suis tenté d'installer un terrain favorable, à savoir carrémment une mentalité ! Tolérer tout, accepter les gens, les choses, les situations ! Mais on se rend vite compte que cela entre en conflit avec la personnalité. On ne peut pas aimer tout le monde, on ne peut pas tout aimer. Alors il faut limiter cette "cool attitude" à une dimension bien précise.
Comment concentrer cette acceptation sur la prise de parole ? C'est rageant de savoir qu'il y a un point précis à travailler, et ne pas savoir où il se situe exactement.

Invasion barbare

Après m'être fait encore une fois reprendre sur le forum Parole de Bègues, je me demande si j'ai raison de m'exprimer spontanément sur la méthode Impoco.
La raison en est que j'ai fait allusion à "certains traits de caractère" qu'on retrouve chez les pratiquants de cette méthode. Ce qui en soi, c'est vrai est une réflexion ambigüe. Le modérateur a fait preuve de beaucoup d'indulgence en laissant cela inscrit dans son forum. Pourtant je l'ai écrite sans arrière-pensée.
Cependant, excepté cette gaffe, je n'ai pas pu m'empêcher de jouer les contre-pouvoirs. J'ai cru bon de frapper fort. Car l'intervenant en question, "l'hélico", s'étend en long et en large sur Impoco. Or, dès que je critique la méthode, je me fais reprendre. Alors que cette personne monopolise librement le sujet, contribuant malgré elle (?) à faire de la publicité.
Cette personne a encore une fois répondu qu'elle en avait marre d'entendre parler de brutalité dans le stage. J'ai eu envie de répondre simplement que moi-même j'avais ressenti le stage comme violent et brutal, mais à quoi bon...on va encore dire que je polémique. Alors je laisse tomber. Elle rajoute "de très nombreuses personnes" (son jugement est altéré par son enthousiasme, j'ai souvent vu celalors de mon stage) pourtant les chiffres sont tellement évidents : Rien qu'en France, sur les 600 000 personnes bègues, cela représente quoi ? Un millier ? De plus, les chiffres fournis par Impoco sont ceux des gens qui sont passées en stage, pas de ceux qui appliquent la méthode ad vitam eternam. Si l'on regarde à l'échelle mondiale, cette méthode n'existe même pas. Ce qui signifie en clair : ce n'est pas cela que les personnes bègues veulent.
Le forum de l'APB a depuis longtemps compris le risque qu'il y avait à traiter d'un tel sujet, et on l'évite au possible.
Ressasser tout cela n'est vraiment pas profitable. Il y a beaucoup de colère dans tout cela. Mais le fait est que mon environnement m'y fait penser, et ce n'est vraiment pas facile pour moi.

lundi, juillet 02, 2007

Pan-neurologisme ?

Un sondage que j'aimerais faire -si mon blog était vraiment lu- : ) :


Parmi vous -personnes bègues- lesquels d'entre vous, ont, au cours de la dernière décennie ont arrété de penser que le bégaiement était uniquement psychologique ?

Thèmes précédents

Qui suis-je ?

Olivier
Ni médecin, ni traducteur professionnel, originaire du Finistère Sud, je m'intéresse à tout ce qui touche au côté scientifique de la chose. Je propose des traductions amateurs de documents et articles en tous genres d'Outre-Atlantique. Documents en PDF sur simple demande
Afficher mon profil complet

Avertissement

Malgré le soin et les efforts apportés à ces textes, les erreurs sont toujours possibles, surtout en ce qui concerne les termes médicaux. Merci de votre indulgence.