23 avril 2009

Diaporama de Per Alm - Oxford 2008

Per Alm m'avait envoyé par mail son diaporama de la conférence d'Oxford (juillet 2008).
Je vous propose une traduction en français.
Pas trop de texte, des schémas en couleur, franchement, c'est à la portée de tous !
Cliquez sur les images pour aggrandir, version PDF sur demande, laissez-moi un commentaire !






22 avril 2009

TSB : Un autre article de neuroscience venant de Chine

La Chine veut-elle remplir un quota, ou y-a-t-il vraiment un intérêt pour le bégaiement ?

Mercredi 22 avril 2009
Un autre article de neuroscience venant de Chine

Voici un autre article de la même équipe Chinoise Lu et coll. dans un autre bon journal. Encore une fois ça a l'air intéressant. Et ils ont l'air de scientifiques professionnels sérieux. Ils ont un autre article de paru dans Neuroscience, j'ai besoin de comparer pour voir ce qui est différent. Ici ils semblent regarder l'hypothèse de Per Alm, que le circuit impliquant les noyaux gris centraux est affecté chez les personnes bègues. Et ils trouvent toutes sortes de différences, anatomiquement, et de connexion. [...]

1: Cortex. 13 mars 2009
Connectivité efficace altérée et anatomie anormale dans le circuit noyaux gris centraux-thalamocortical des locuteurs bègues.
Lu C, Peng D, Chen C, Ning N, Ding G, Li K, Yang Y, Lin C.State Key Laboratory of Cognitive Neuroscience and Learning, Beijing Normal University, Beijing, China.

En combinant la modélisation par équation structurelle (SEM) et la morphométrie par voxel (VBM), cette étude a examiné les interactions parmi les structures neurales dans le circuit noyaux gris centraux-thalamocortical (BGTC) dans l'hémisphère gauche des personnes bègues et non-bègues. Les locuteurs bègues (n=12) et les contrôles non-bègues (n=12) étaient scannés alors qu'ils accomplissaient un exercice de nomination d'images et un exercice d'observation passive (de base).
Les résultats ont montré des différences significatives entre les locuteurs bègues et non-bègues à la fois dans la connectivité opérante et les structures anatomiques dans le BGTC du cerveau gauche. Spécifiquement, comparés aux locuteurs non-bègues, ils ont montrés une connectivité négative plus faible depuis le gyrus temporal médian postérieur gauche (PMTG) vers le putamen, mais une connectivité plus forte du putamen au thalamus, du thalamus vers le PMTG et l'aire moteur supplémentaire antérieure (preSMA), et depuis le gyrus temporal supérieur antérieur (ASTG) vers le preSMA. Des différences anatomiques accompagnaient une telle connectivité altérée : comparés aux contrôles non-bègues, les locuteurs bègues ont montré une plus grande concentration de volume de matière grise (GM) dans le putamen gauche, moins de concentration de volume GM dans le gyrus frontal médian gauche et l'ASTG, et moins de concentration de volume de matière blanche sous-jacent au gyrus temporal supérieur postérieur gauche à l'intérieur du BGTC.

Ces résultats apportent des éclairages significatifs sur les mécanismes neuraux (à la fois en termes de connectivité fonctionnelle et d'anatomie neurale) du bégaiement.

par Tom Weidig



16 avril 2009

TSB : Un rapport sur Neuroscience venant de Chine

La Chine rattrape son retard. J'ai lu dans un petit livre (très bien fait) sur les nanotechnologies que souvent les rapports venant de Chine sont plus clairs que ceux des Occidentaux...
Ce qui suit paraît pourtant parfois un peu du Chinois...(humour...hm..)

Jeudi 16 avril 2009
Un rapport sur Neuroscience venant de Chine
Un autre signe que la Chine est en train de rattraper son retard sur une science dominée par l'Ouest, j'ai trouvé cet article publié dans Neuroscience, un journal renommé. Je ne comprends pas vraiment avec le résumé de quoi il s'agit, et pourquoi ils leurs ont donné une tâche de nominationd'images à faire. La modélisation par équation structurelle est une méthode statistique combinant des données quantitatives et des hypothèses causales qualitatives, mais ça ne m'aide pas beaucoup. Je suppose qu'ils ont mis dans le scanner, donné une tâche et contrôlé le traitement du cerveau et utilisé cette modélisation par équation structurelle pour obtenir des informations. Mais je n'ai jamais entendu cette méthode auparavant, cependant Neuroscience est un bon journal et ils n'acceptent pas tout le monde.
Ils annoncent une déconnexion fonctionnelle depuis l'IFG gauche vers les aires moteurs gauches, et une connectivité altérée dans le circuit noyaux gris centraux-thalamus-cortical, et une intégration anormale de l'information à travers le cervelet et plusieurs régions fronto-pariétales. Dans les termes, cela suit la ligne des recherches antérieures en neuroscience, mais je veux vraiment regarder ça de plus près !


Neuroscience. 10 avril 2009
Le rôle des interactions neurales sur une grande échelle dans le bégaiement développemental.
Lu C, Ning N, Peng D, Ding G, Li K, Yang Y, Lin C.State Key Laboratory of Cognitive Neuroscience and Learning, Beijing Normal University, Beijing 100875, P. R. China.


En utilisant la méthode de modélisation par équation structurelle (SEM, en anglais), la présente étude a examiné le rôle d'interactions neurales à grande échelle dans le bégaiement développemental pendant que dix sujets bègues et non-bègues réalisaient un exercice d'attribution d'images caché silencieux.
Les résultats ont indiqué que les schémas de connexion étaient significativement différents entre les locuteurs bègues et non-bègues à la fois par les schémas de connexion omnibus et le coefficient de chemin de connexion.

Spécifiquement, les locuteurs bègues ont montré une déconnexion fonctionnelle depuis l'IFG gauche (gyrus frontal inférieur) vers les zonesmoteur gauche, et une connectivité altérée dans le circuit noyaux grix centraux-thalamus-cortical, et une intégration anormale de l'information supramodale par le cervelet et les régions fronto-pariétale.

Ces résultats indiquent que les dysfonctions des interactions neurales à grande-échelle peuvent être impliquées dans les difficultés des locuteurs bègues pour la planification, l'exécution, et l'auto-contrôle de la séquence moteur parole pendant la production de mots.

posté par Tom Weidig


11 avril 2009

TSB/StutterTalk : Des Bonbons pour les enfants ?

Et la crise de foie ?

Mardi 7 avril 2009
Des bonbons pour les enfants ?

[...] J'ai écouté l'interview de Barry Guitar sur StutterTalk. Il utilise le bégaiement volontaire avec les enfants. S'ils bégaient volontairement, ils obtiennent des bonbons.
Une idée intéressante...vous instillez des associations positives ou écrasez les négatives à propos du bégaiement chez les enfants. Cela veut-il dire qu'ils sont plus détendus en regard de leur bégaiement et par conséquent bégaieront moins ou, au pire, manipuleront mieux leur bégaiement ? Ou bégaient-ils plus maintenant parce qu'ils ont des associations positives ? Cela pourrait bien être plus efficace que l'approche Lidcombe de juste féliciter les enfants ou de leur donner un retour neutre.

Je suis également surpris de ce retournement. Je l'ai entendu louer la recherche sur le tempérament et la réactivité des enfants bègues et comment elle peut expliquer la non-rémission. Et à présent je l'entends parler des grands progrès de l'imagerie cérébrale sur les enfants bègues, et comment une mauvaise neurologie est au coeur du problème ! Il commence à lire mon blog, ou quoi ??
Pour être honnête, il semble vraiment être dans cette voie. Maintenant je suis même surpris qu'il pousse les histoires neuro trop loin et ignore les questions comportementales qui interviennent dans l'existence, attribuables à la neuro et prennent vie de leur propre chef !

En général, je suis plus touché quand la vague se répand jusqu'à l'autre extrême : de purement comportemental à purement neurologique. Je crois fermement que vous avez besoin des deux. Bien sûr, la source du bégaiement est clairement neurologique, mais je crois aussi qu'une grande partie du comportement du bégaiement est indépendant d'un retard neurologique momentané et est comportemental : une réaction naturelle aux retards dans l'initiation de la parole qui devient associée aux mots, à l'environnement et aux situations.

Posté par Tom Weidig


Article original - Barry Guitar sur StutterTalk avril 2009

5 avril 2009

SFA- 2009- Tests cliniques sur une Thérapie Cognitivo-Comportementale

Bof...était-ce vraiment utile ?
En contrepartie, j'ai entendu dire beaucoup de bien des TCC.




Tests cliniques sur une Thérapie Cognitivo-Comportementale

par Susan Block, Ph.D.


L'anxiété sociale (c-à-d. l'anxiété apparaissant dans les rencontres sociales) ne peut pas être ignorée dans la gestion du bégaiement chronique.
L'évidence d'une relation entre l'anxiété et le bégaiement est considérable. Les adultes qui bégaient ont rapportés de hauts niveaux de trait, d'état d'anxiété sociale sur les outils de mesure standards (Hancock & Craig, 1998; Kraaimaat, Janssen, & Vandambaggen, 1991). Les personnes qui bégaient semblent connaître des niveaux d'anxiété supérieure à la normale, indépendants de la parole.Une étude récente sur un large échantillon de population Australien (Craig, Hancock, Tran, & Craig, 2003) a découvert des plus hauts niveaux de spécificités d'anxiété chez les participants bègues que chez les contrôles.
Cet article présente les résultats d'une étude en Australie dans laquelle les auteurs ont examiné l'anxiété sociale et le bégaiement.
L'étude a examiné le taux de phobie sociale parmi 32 adultes qui bégaient ; les effets d'un traitement de restructuration de parole sur l'anxiété sociale, et ensuite les effets de l'anxiété et du bégaiement sur un traitement cognitivo-comportemental (TCC) pour l'anxiété sociale.
32 adultes avec un bégaiement chronique étaient répartis au hasard pour recevoir soit une restructuration de parole (Parole prolongée) suivant un ensemble TCC pour anxiété sociale, soit une restructuration de parole seule. Les données étaient obtenus pour une variété de mesures psychologiques et de parole avant le traitement, après le TCC, après la restructuration de la parole, et 12 mois de suivi.

60 % de la cohorte était diagnostiqué souffrant de phobie sociale. Le traitement de restructuration de parole seul n'a eu aucun impact surla phobie sociale de la cohorte au bout de 12 mois de suivi. Après le suivi, les participants qui n'ont pas reçu le TCC n'ont montré aucune phobie sociale et des plus grandes améliorations que les participants de contrôles sur une échelle de mesures psychologiques d'anxieté et d'évitement. Cependant, l'ensemble TCC n'a pas fait de différence sur les résultats de parole des personnes souffrant de phobie sociale.

Par conséquent, il en a été conclu que le traitement TCC était associé à des améliorations significatives et soutenues dans le fonctionnement psychologique, mais n'a pas amélioré la fluence.
This article is from the Journal of Speech, Language, and Hearing Research Vol. 51 1451-1464 December 2008. It is based on research by Ross G. Menzies, Sue O’Brian, Mark Onslow and Ann Packman of the Australian Stuttering Research Centre, The University of Sydney, Australia; Tamsen St Clare of The University of Sydney and Westmead Hospital, Sydney, Australia; and Susan Block of La Trobe University, Melbourne, Australia.Craig, A., Hancock, K., Tran, Y., & Craig, M. (2003). Anxiety levels in people who stutter: A randomized population study. Journal of Speech, Language, and Hearing Research, 46, 1197–1206.Hancock, K., & Craig, A. (1998). Predictors of stuttering relapse one year following treatment for children aged 9 to 14 years. Journal of Fluency Disorders, 23, 31–48.Kraaimaat, F. W., Janssen, P., & Vandambaggen, R. (1991). Social anxiety and stuttering. Perceptual and Motor Skills, 72, 766.


Qui êtes-vous ?

France
Comment une personne bègue qui, il y a 10 ans était totalement méprisante et indifférente vis-à-vis de la recherche sur son trouble, s'est-elle brusquement prise de passion pour elle jusqu'à ouvrir un blog ? Par désespoir ? Non. Par ennui ? Non. Par un oeil neuf, tout simplement. Résultat : depuis 2007, Un Olivier sur un Iceberg vous tient au courant des découvertes, et vous propose des traductions et résumés scientifiques sur les révélations de la recherche sur le bégaiement qui vont vous stupéfier. Bienvenue dans l'une des enquêtes scientifiques les plus passionnantes et les plus excitantes qui soient.

Avertissement

Malgré le soin et les efforts apportés à ces textes, les erreurs sont toujours possibles, surtout en ce qui concerne les termes médicaux. Merci de votre indulgence.