Coincidence : il y a quelques jours, j'ai pris un comprimé d'Alprazolam.
SFA : Alprazolam, Citalopram, et Clomipramine pour le bégaiement John Paul Brady, M.D. Zahir Ali, M.D.Merion, Pennsylvania Elmhurst, New York
Le bégaiement est connu pour être un trouble de développement, avec un consensus de beaucoup d'experts sur un fort composant neurologique. Chez un adulte, on remarque des comportements de parole tels que les répétitions etles prolongations, souvent accompagnés d'une grande anxiété alors qu'il/elle anticipe une situation de parole. Cette anxiété peut empirer les comportements de parole avec pour certaines personnes bègues des blocages et des tremblements des lèvres et de la langue,des mouvements d'yeux rapides, et autres mouvements du corps dans leurs efforts pour sortir les mots. Anticiper un tel combat pour parler mène souvent à plus d'anxiété dans les futures situations de parole, ainsi angoisse et bégaiement se nourrissent mutuellement. Un certain nombre de médicaments ont été rapportés comme réduisant le bégaiement. (1,2) Un de ces médicaments est l'alprazolam (Xanax), un agent anti-anxiété. On trouve aussi le citalopram (Celexa), un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine, et la clomipramine (Anafranil), un autre médicament fortement sérotonergique. Chacun de ces trois agents réduit le bégaiement chez des patients sélectifs. Cependant, seule une minorité de patients qui bégaient réagissent avec une fluence augmentée à tous ces médicaments. Ceux qui ne répondent pas montrent habituellement une réduction très modeste du bégaiement. Nous pensons que les adultes avec un bégaiement sévère peuvent nécessiter deux médications, un dirigé pour chaque composant du trouble.
Pour tester cette hypothèse, nous avons suivi le traitement du Dr. A., un médecin de 57 ans souffrant d'un bégaiement sévère depuis l'âge de 4 ans. Il avait une note de 6 (bégaiement sévère) sur l'échelle de 7 point de notation de la sévérité du bégaiement. (3) Il a essayé plusieurs médications et programmes de thérapie pendant des années, mais n'a obtenu qu'une amélioration minimalede sa parole. Sa réaction à la combinaison d'alprazolam (1.0 mg deux fois par jour) et citalopram (10 mg au coucher) a été rapide et dramatique. Nous ne pouvions détecter seulement des traces de ses anciens obstacles. Sa famille, ses amis, ses collègues, ont tous spontanément remarqué et se sont exprimés sur sa fluence grandement améliorée. Le Dr. A. rapporte qu'il parle maintenant dans beaucoup de situations où il ne parlait que peu auparavant par peur du bégaiement. Sa note sur le Stuttering Rating Scale est passée de 6 à 2 (bégaiement léger). Dans sa 20e semaine de traitement, le Dr A.a continué à s'améliorer. Avec cette importante réduction du bégaiement, son angoisse anticipatoire se trouvait grandement réduite rendant possible l'arrêt progressif de l'alprozolam. Cependant, le citalopram (réduisant les symptômes centraux du bégaiement) reste nécessaire (20 mg au coucher).
Nous avons traité trois hommes, bègues sévères, de cette façon. Deux ont rapportés connaître peu d'effets secondaires avec la clomipramine (100 mg au coucher) et continueront avec cet agent. Le troisième patient a rapporté moins d'effets secondaires avec le citalopram (20 mg au coucher) et continuera avec ce médicament. Tous trois ont montré une amélioration marquée dans leur parole sur le Stuttering Rating Scale (de 6-6.5 avant traitement à 1.5-2 avec traitement). Tous trois ont continué à prendre de l'alprazolam (1 mg deux fois par jour).
References:
1. Brady JP. The pharmacology of stuttering: a critical review. Am J Psychiatry 1991;1448: pages 1309-16.
2. Brady JP, Rynn M. Stuttering: current pharmacological options. CNS Drugs 1994;1: 261-268.
3. Johnson W., Darley F.L., Spriesterback D.C. Scale for rating severity of stuttering.In: Diagnostic methods in speech pathology. New York: Harper and Row, 1963