29 juin 2009

VOST : Medical Mystery (2) - Génétique, Pagoclone et Speecheasy

Janvier 2007 - ABC News - Medical Mysteries : Stuttering (2) - Passé en Prime Time - Durée 9 min environ

Reportage un peu gâché par "l'inventeur" (qui n'a rien inventé du tout) du Speecheasy qui nous fait un show larmoyant pour nous faire l'exclusivité d'une technique antédiluvienne.

Mais on voit le Dr Drayna au travail, et les critiques finales de John Stossel. Rien que pour ça, jetez un oeil.

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25 juin 2009

VOST : Mini-vidéo sur le pagoclone. avril 2009-ABCNews


"A pill anxiety may work for stutterers" - Très court rappel sur le pagoclone, ABC News - 20 avril 2009 - 0:58 min

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24 juin 2009

VOST : Dr Phil Schneider à Medical Mystery - ABC - Janvier 2007

Interview de Phil Schneider, à Medical Mystery, Healthy Life sur ABCNews, en janvier 2007. Durée : 4min45.

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23 juin 2009

Consolation et connaissance sur le vif

Cette scène du film "Révélations" (The Insider) de Michael Mann, me fascine chaque fois que je la vois. Le personnage principal (joué par Russell Crowe) est un docteur dont la fille fait de l'asthme. Dans cette scène, elle a une crise, et son père lui explique pendant qu'elle a sa crise ce qui se passe dans son corps.

Quel est le rapport avec le bégaiement ? Eh bien...

Il l'informe au moment même ou l'incident se produit. Pourquoi fait-il cela ? Seulement pour la rassurer ? Parce que son explication ne tient pas en trois mots, il ne se contente pas de lui dire "Ne panique pas !" Il pourrait se contenter de lui mettre son masque et de la calmer ! Pense-t-il que sa jeune fille va retenir tout ce qu'il lui explique ? (Je suppose que son personnage fait ça à chaque fois.)

Alors, essaye-t-il de lui communiquer "une consolation constructive" ? video

Bon, c'est sûr, à un enfant qui commence à bégayer, on ne va pas réciter tout le texte de The Lancet 2002. Tout le monde n'est pas médecin. Mais le fait d'en savoir un maximum sur le bégaiement n'est-il pas rassurant ?

22 juin 2009

VOST : Ssstutter - Vancouver Film School - Décembre 2008

Ssstutter : It's easy for you to say - 8min55, Vancouver Film School.

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20 juin 2009

VOST : Les Stigmates du Bégaiement. CBS News, décembre 2008.

Je continue mes sous-titrages avec ce reportage de CBSNews, "Les Stigmates du Bégaiement", sur la NSA et l'AIS, daté de décembre 2008.
Que je trouve plutôt bien fait, et assez bien commenté (par rapport à d'autres docs).

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Le son est en mono, d'origine, pour une raison inconnue.

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18 juin 2009

VOST : Pagoclone, vidéo n°3

Sous-titrage du soir, espoir. Voici un reportage sur un troisième -mais candidat seulement, celui-là- potentiel cobaye du pagoclone : James Angell. date : sans doute 2007/2008 - 2min03 - KSLTV

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17 juin 2009

VOST : Le pagoclone, deuxième vidéo

C'est en sous-titrant qu'on devient...euh...sous-titreur ? Voici une troisième vidéo sous-titrée, la deuxième sur le pagoclone. (environ mi-2007) - 2min14 - wftv.com - YouTube - DailyMotion

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VOST : Réalité Virtuelle et Bégaiement à Cleveland

2 février 2007 - 1 min 43 - (chaîne : King5.com - Health Link)

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14 juin 2009

Mini-évenement sur l'Iceberg : Une première vidéo sous-titrée !

C'est une nouvelle étape d' Un Olivier sur Un Iceberg : je suis parvenu à sous-titrer une vidéo et à apprendre comment le faire de plus en plus vite.

Mon objectif à moyen terme est de sous-titrer un maximum de vidéos, de les mettre d'abord sur l'Iceberg, et ensuite de les jeter pêle-mêle YouTube et DailyMotion (principalement) pour que le plus grand nombre de gens intéressés et non-anglophones y ait accès.

La première vidéo que je vous propose est un reportage de CNN sur Ken Steinhardt, un des cobayes du pagoclone, daté d'avril 2007.

Mise à jour : j'ai posté la vidéo sur YouTube et sur DailyMotion

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8 juin 2009

SFA : Alprazolam, Citalopram, et Clomipramine pour le bégaiement (post 1994)

Coincidence : il y a quelques jours, j'ai pris un comprimé d'Alprazolam.

SFA : Alprazolam, Citalopram, et Clomipramine pour le bégaiement
John Paul Brady, M.D. Zahir Ali, M.D.Merion, Pennsylvania Elmhurst, New York
Le bégaiement est connu pour être un trouble de développement, avec un consensus de beaucoup d'experts sur un fort composant neurologique. Chez un adulte, on remarque des comportements de parole tels que les répétitions etles prolongations, souvent accompagnés d'une grande anxiété alors qu'il/elle anticipe une situation de parole. Cette anxiété peut empirer les comportements de parole avec pour certaines personnes bègues des blocages et des tremblements des lèvres et de la langue,des mouvements d'yeux rapides, et autres mouvements du corps dans leurs efforts pour sortir les mots. Anticiper un tel combat pour parler mène souvent à plus d'anxiété dans les futures situations de parole, ainsi angoisse et bégaiement se nourrissent mutuellement. Un certain nombre de médicaments ont été rapportés comme réduisant le bégaiement. (1,2) Un de ces médicaments est l'alprazolam (Xanax), un agent anti-anxiété. On trouve aussi le citalopram (Celexa), un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine, et la clomipramine (Anafranil), un autre médicament fortement sérotonergique. Chacun de ces trois agents réduit le bégaiement chez des patients sélectifs. Cependant, seule une minorité de patients qui bégaient réagissent avec une fluence augmentée à tous ces médicaments. Ceux qui ne répondent pas montrent habituellement une réduction très modeste du bégaiement. Nous pensons que les adultes avec un bégaiement sévère peuvent nécessiter deux médications, un dirigé pour chaque composant du trouble.

Pour tester cette hypothèse, nous avons suivi le traitement du Dr. A., un médecin de 57 ans souffrant d'un bégaiement sévère depuis l'âge de 4 ans. Il avait une note de 6 (bégaiement sévère) sur l'échelle de 7 point de notation de la sévérité du bégaiement. (3) Il a essayé plusieurs médications et programmes de thérapie pendant des années, mais n'a obtenu qu'une amélioration minimalede sa parole. Sa réaction à la combinaison d'alprazolam (1.0 mg deux fois par jour) et citalopram (10 mg au coucher) a été rapide et dramatique. Nous ne pouvions détecter seulement des traces de ses anciens obstacles. Sa famille, ses amis, ses collègues, ont tous spontanément remarqué et se sont exprimés sur sa fluence grandement améliorée. Le Dr. A. rapporte qu'il parle maintenant dans beaucoup de situations où il ne parlait que peu auparavant par peur du bégaiement. Sa note sur le Stuttering Rating Scale est passée de 6 à 2 (bégaiement léger). Dans sa 20e semaine de traitement, le Dr A.a continué à s'améliorer. Avec cette importante réduction du bégaiement, son angoisse anticipatoire se trouvait grandement réduite rendant possible l'arrêt progressif de l'alprozolam. Cependant, le citalopram (réduisant les symptômes centraux du bégaiement) reste nécessaire (20 mg au coucher).
Nous avons traité trois hommes, bègues sévères, de cette façon. Deux ont rapportés connaître peu d'effets secondaires avec la clomipramine (100 mg au coucher) et continueront avec cet agent. Le troisième patient a rapporté moins d'effets secondaires avec le citalopram (20 mg au coucher) et continuera avec ce médicament. Tous trois ont montré une amélioration marquée dans leur parole sur le Stuttering Rating Scale (de 6-6.5 avant traitement à 1.5-2 avec traitement). Tous trois ont continué à prendre de l'alprazolam (1 mg deux fois par jour).

References:
1. Brady JP. The pharmacology of stuttering: a critical review. Am J Psychiatry 1991;1448: pages 1309-16.
2. Brady JP, Rynn M. Stuttering: current pharmacological options. CNS Drugs 1994;1: 261-268.
3. Johnson W., Darley F.L., Spriesterback D.C. Scale for rating severity of stuttering.In: Diagnostic methods in speech pathology. New York: Harper and Row, 1963




5 juin 2009

Le SpeechEasy: Preuves émergentes pour les cliniciens intéressés et acheteurs potentiels

Résumé pour les fainéants : Beaucoup de tapage médiatique pour une non-révolution...
Il y en a qui trouvent le Speecheasy génial, alors que ça ne diminue pas beaucoup leur bégaiement ; d'autres ne le supportent pas, alors que ca améliore réellement leur fluence. Que doit faire le clinicien dans ce cas ?
Il peut y avoir aussi un effet adaptatif. Il y a ceux qui ne le porte quedans les situations les plus angoissantes. Ca fonctionne mieux avec une thérapie, et dans le temps ça n'apporte aucun bénéfice. A signaler, néanmoins, un sentiment de confiance en soi accrû.

Rien de nouveau, donc, mais très bon article quand même.

Le SpeechEasy : Preuves émergentes pour les cliniciens intéressés et acheteurs potentiels

Ryan Pollard and John Ellis, Colorado, USA
septembre 2008
I. INTRODUCTION
Depuis les années 60, une succession d'appareils électroniques portables ont été commercialisés pour aider les personnes bègues (Molt, 2005). Ces équipements sont devenus plus petits et moins visibles alors que la technologie s'améliorait, et en 2001 le SpeechEasy a été présenté comme étant à la pointe des équipements anti-bégaiement. Par contraste aux aides de fluence électroniques précédentes, quelque peu encombrantes, le SpeechEasy ressemble à une aide auditive numérique, le rendant plus esthétique et plus plaisant pour beaucoup de clients. L'appareil a reçu une couverture médiatique considérable depuis son lancement, en grande partie par le sensationnalisme du côté dramatique de la réduction immédiate du bégaiement (Hudson, 2003; Sloan, 2007). Ce type de média présente l'appareil comme un "remède miracle" pour le bégaiement, ce qui a dérangé, on le comprend, beaucoup de thérapeutes du bégaiement qui, à la différence du grand public, connaissent la nature variable du trouble et savent que toutes les personnes bègues (PB) ne bénéficieront pas de l'appareil. En conséquence, beaucoup de professionnels ont rechigné à l'utiliser comme un outil de thérapie potentiel, au moins jusqu'à des tests cliniques évaluant son efficacité.

Ces dernières années, ces études ont commencé à émerger. Des laboratoires comme celui de Larry Molt (University of Auburn) et de Joy Armson (Dalhousie University) ont publié des études sur le SpeechEasy dans des revues spécialisées et ont présenté des découvertes préliminairesaux conférences professionnelles (Armson & Kiefte, 2008; Armson, Kiefte, Mason, & De Croos, 2006; Molt, 2006a, 2006b, 2006c; O'Donnell, Armson, & Kiefte, 2008). Notre laboratoire à l'Université du Colorado a également mené une étude sur l'appareil. Nous avons examiné son efficacité dans le tempslors de situations de vie quotidienne et nous avons aussi mesuré ses performances lorsqu'il est utilisé avec une thérapie traditionnelle du bégaiement.Cet article va mettre en lumière certains de nos résultats et discuter de certaines implications cliniques de ces résultats.(cet essai a été publié : Journal of Speech, Language and Hearing Research (Pollard, Ellis, Finan, & Ramig, in press). De même que
http://convention.asha.org/2007/handouts.cfm
, et nous avons écrit un chapitre sur le SpeechEasy dans le livre à paraître Treatment of Stuttering: Conventional and Emerging Interventions edited by Barry Guitar and Rebecca McCauley (Ramig, Ellis, Pollard, & Finan, in press).
II. RESULTATS DE NOTRE ESSAI CLINIQUE ET ETUDE DE CAS

Essai clinique : Pollard, R., Ellis, J. B., Finan, D., & Ramig P. R. (in press). Effets du SpeechEasy sur des aspects perçus et objectifs du bégaiement : Un essai clinique de phase I, en six mois, en environnements naturaliste. Journal of Speech, Language and Hearing Research.

Notre essai clinique sur le SpeechEasy a suivi un groupe de 11 PB tandis qu'ils portaient l'appareil dans leurs vies quotidiennes. Le plan de l'étude se composait d'une phase niveau de base d'un mois (sans l'appareil), d'une phase de 4 mois (avec appareil), et une phase d'un mois de retrait (sans appareil). Des échantillons de parole étaient collectés à peu près toutes les deux semainesen dehors du laboratoire. Nous avons aussi réuni les avis des sujets sur l'appareil et enregistré leur réponses par des questionnairesconçus pour évaluer les composants cachés du bégaiement tels que ceux associés à l'anxiété.

Les résultats du groupe ont révélé que le SpeechEasy a réduit de façon significative le bégaiement immédiatement après l'installation de l'appareil. Cependant, nous n'avons pas trouvé d'effet significatif pour l'appareil sur les quatre mois d'utilisation continue.A un niveau individuel, les réponses de nos sujets au SpeechEasy étaient très variables en termes à la fois de bégaiement "ouvert" et d'impressions subjectives de l'appareil. De façon intéressante, l'impact de l'appareil sur la parole de nos sujets ne correspondait pas toujours à leur impressions globales de l'appareil. Par exemple, certains qui n'ont pas montré d'amélioration mesurable dans la fluence ont néanmoins rapporté de très hauts niveaux de satisfactions avec l'appareil, tandis que d'autres dont la fluence s'est substantiellement amélioré ont rapporté des avis négatifs sur l'appareil. Enfin, nous avons trouvé qu'après utilisation du SpeechEasy pendant quatre mois, notre groupe avait significativement des scores plus bas (c.à.d. améliorés) sur le Perceptions of Stuttering Inventory (PSI). Le PSI est un questionnaire qui inventorie les comportements maladaptés, compensatoires, que les PB utilisent souvent lorsqu'ils parlent ou anticipent de parler.

Etude de cas : Pollard, R., Ramig, P. R., Ellis, J. B., Finan, D. (in review). Etude de cas de SpeechEasy en combinaison avec un traitement traditionnel de bégaiement.
Notre étude de cas était une ramification du plus grand projet mentionné plus haut. Parce qu'un des participants à ce projeta choisi d'acheter son appareil et ensuite de commencer une thérapie traditionnelle, nous nous sommes vus fournir une occasion unique de conduire une expérience naturelle étudiant les effets d'un traitement en cours combiné avec l'utilisation du SpeechEasy. Nous étions motivé pour le faire principalement parce qu'aucune recherche de cette nature n'a vu le jour et parce que le constructeur recommande que, pour des résultats optimaux, l'appareil devrait être combiné avec un traitement traditionnel du bégaiement au-delà du port de l'appareil (SpeechEasy Professional Information Packet, 2006). De même, des preuves anecdotiques et nos propres expériences en portant l'appareil suggèrent que certaines personnes bègues utilise le SpeechEasy comme traitement exclusif(Ramig et coll., in press). Cela peut comprendre des clients vivants en zones rurale, ceux ne pouvant pas avoir de contact clinique régulier, ou ceux avec une histoire de traitement malheureux. Bien que nous ayions suivi seulement un individu, nous avons senti que les recommandations du constructeur seraient utiles à ceux désireux d'avoir un meilleur usage de l'appareil.

Nous avons découvert que notre participant était capable d'utiliser des techniques de gestion traditionnelles du bégaiement en conjonction avec le SpeechEasy pour obtenir des gains de fluence au-delà de ce que nous avions atteint avec l'appareil seul. Son comptage de bégaiement ouvert et ses scores de PSI ont montré chacun un schéma de rechute sans le traitement traditionnel, suivi d'une rapide amélioration lorsque le traitement était repris. Selon ses auto-rapports, des démarrages faciles pour initier la vocalisationétaient la stratégie thérapeutique la plus utile. De façon intéressante, il a aussi établi que son utilisation de l'appareil est devenu plus restreintedans le temps tandis que progressait la thérapie traditionnelle. Il n'aurait plus maintenant utilisé son appareil qu'en situations de forte anxiété tels que des présentations en classe et groupe d'études, le délaissant les autres occasions.

III. IMPLICATIONS CLINIQUES DE NOTRE ETUDE
Nos examens du SpeechEasy ces deux dernières années ont fourni des résultats très intéressants. Plus important encore, nous espèrons que notre travail et celui d'autres sont sur la voie pour se substituer à la conjecture et aux déclarations extravagantes entourant l'appareil, avec des résultats crédibles et bien-fondés qui peuvent être accessibles par ceux quiveulent en savoir plus sur le Speecheasy.

Il ne fait pas de doute que notre découverte la plus marquante était l'incapacité de l'appareil à produire une amélioration de fluence durable pour notre échantillon de personnes bègues. Alors que c'est effectivement évident - particulièrement parce que nos données était récoltées en-dehors de la clinique dans des environnements naturalistes de parole - ça ne fait pas tout. Des examens des profils individuels ont révélé des réductions importantes du bégaiement et des auto-rapports positifs de certainssujets. Des résultats similaires ont été obtenus par d'autres, des groupes de recherche indépendants (par ex. Cook & Smith, 2006; O'Donnell et coll.,2008; Molt, 2006a, 2006b, 2006c; Runyan, Runyan, & Hibbard, 2006).
Cela indique que le SpeechEasy peut être une option de traitement viablepour certaines personnes bègues. Mais il y a un hic : en-dehors de l'essai personnel, il n'y a aucun moyen de savoir quels clients seront de bons candidats ou non. Comme nous l'énonçons dans le chapitre à venir sur l'appareil, en long et en large, "l'expérience personnelle des clientssur la façon dont le SpeechEasy influe sur le bégaiement pendant l'évaluation de 2 ou 3 heures est le facteur déterminant pour savoir s'ils vont ou non acheter l'appareil." (Ramig et coll., in press). Cela représente un problème potentiel pour les clients décidant d'essayer ou non l'appareil et pour le clinicien à qui ils demandent. A la lumière de quoi, nous espèrons que la recherche sur le SpeechEasy se tournera vers cette question des caractéristiques descandidats dans le futur proche.

Nous devons signaler ici qu'au moins un labo a mené des examens dans cette voie (voir Molt 2007b, 2007c). Les premiers résultats sont encourageants dans la mesure où ils indiquent que des moyens fiables, pratiques pour évaluer les candidats au SpeechEasy sont à portée.

Dans la même veine, nous et d'autres (O'Donnell et al., 2008) ont démontré un effet d'adaptation pour certains utilisateurs après une utilisation prolongée. Cela signifie que, pour certains, les bénéfices de l'appareil peuvent décliner avec le temps. Malheureusement, il n'y aucune méthode sûrepour prédire ceux chez qui cela peut se produire. Peut-être les efforts antérieurs de Molt aideront à conduire des effort futurs en la matière. De nos jours, cependant, un clinicien est limité à relayer l'information disponible sur ce sujet aux clients intéressés pour qu'ils s'en fassent uneidée éclairée.

Une autre question possible se posant aux cliniciens appliquant le SpeechEasy est l'incongruité entre l'impact de l'appareil sur le bégaiement ouvert du client et l'opinion personnelle du client sur son efficacité. Nous l'avons constaté avec plusieurs de nos sujets. Deux ont réagi à l'appareil avec un bégaiement diminué, mais n'a pas du tout aimé porter l'appareil du tout. Deux autres sujets n'ont montré virtuellement aucune amélioration de fluence, pourtant ils étaient très content avec le SpeechEasy. Que doit faire un clinicien face à ce dernier cas, par exemple ? La propre perception du client doit elle prévaloir sur le jugement du clinicien, souvent plus objectif ? C'est sans doute une question difficile, étant donné que certains cliniciens, inconsciemment ou non, souhaitent imposer leur propres standards de fluence au client.
Nous croyons que le clinicien devrait donner son opinion professionnelle si cela lui est demandé, mais comprendre que les impressions du client sont suprêmes et au final ce sera probablement qui prendra la décision finale.
Nous pourrions mentionner ici que beaucoup de nos sujets ont rapporté un renforcement conscient de confiance en eux pendant qu'ils portaient le Speecheasy. De même, à la fin de l'étude notre groupe a amélioré significativementses résultats PSI, un questionnaire avec beaucoup d'éléments se référant au phénomène du bégaiement supposé être associé à l'angoisse. Ces découvertes et d'autres (par ex. Cook & Smith, 2006) désignent la possibilité d'un effet anxiolytique général de l'appareil (c.à.d, réduction de l'anxiété) qui peut ne pas être apparent, au moins initialement, dans les comportements de parole en surface.

Notre étude de cas était, à notre connaissance, la première tentative pour examiner l'interaction de l'utilisation du Speecheasy avec une thérapie de bégaiement en cours. Tout en admettant qu'il s'agissait seulement d'une tentative modeste pour explorer ce sujet, nous sentons que les résultats soulèvent d'importantes questions et nous espèrons que d'autres travaux plus aboutis dans la même voie émergeront bientôt. Une question soulevée par cette étude et d'autres se rapporte au coût global du traitement du bégaiement. Il s'est trouvé que notre sujet montré un effet d'adaptation en portant l'appareil pendant le premier groupe d'étude. Pendant l'étude de cas suivante il
1) a montré une amélioration lorsque la traditonnelle thérapie en cours était couplé avec l'appareil,
2) a rechuté pendant ses vacances d'été alors qu'il portait l'appareil sans traitement additionnel, et ensuite 3) s'est immédiatement amélioré de retour à l'école et lorsqu'il a repris la thérapie. Etant donné cette réaction
et d'autres rapports d'effets d'adaptation en l'absence de traitement (par ex., O'Donnell et coll., 2008; Pollard et coll., in press), il apparaît qu'au moins certains utilisateurs du SpeechEasy auront besoin une forme additionnelle de traitement pour maintenir le gain de fluence à long terme. Rapellons aussi que c'est ce que recommande le constructeur pour de meilleurs résultats (SpeechEasy Professional Information Packet, 2006). Il est facile de comprendre, alors, comment la prospective d'une thérapie traditionnelle actuelle peut présenterune responsabilité pour des clients déjà placés face au choix d'acheter ou non un appareil qui coûte actuellement entre $4,100 - $4,900.
Alors qu'il est vrai que le traitement du bégaiement --indépendamment de la façon dont il est délivré-- est typiquement un investissement coûteux, ajouter une thérapie supplémentaire à l'équation peut altérer l'analyse coût-bénéfice pour les clients considérant le SpeechEasy. Le clinicien devrait être conscient de cette potentialité et discuter franchement cette question avec le client au premier rendez-vous.

Liée à cette question du coût est celle des modèles d'utilisation de l'appareil. Notre sujet a rapporté qu'il en est venu graduellement à n'utiliser son équipement que dans les situations les plus stressantes, se sentant moins enclin à le porter dans la plupart des situations quotidiennes de parole. Ce phénomène d'utilisation de l'appareil devenant plus spécifique est aussi rapporté ailleurs (par ex. Ramig et coll., in press). Pour certains clients, être capable de parler avec confiance et une fluence accrûe au téléphone ou en faisant des présentations importantes, pour prendre deux exemples courants, peut valoir le prix de l'appareil. D'autres clients peuvent le sentir autrement. De toute façon, le clinicien mettant en place l'appareil devrait être conscient et honnête quant à cette possibilité avec les les acheteurs potentiels.

IV. REFERENCES
Armson, J., & Kiefte, M. (2008). The effect of SpeechEasy on stuttering frequency, speech rate, and speech naturalness. Journal of Fluency Disorders, 33, 120-134.Armson, J., Kiefte, M., Mason, J., & De Croos, D. (2006). The effect of SpeechEasy on stuttering frequency in laboratory conditions. Journal of Fluency Disorders, 31, 137-152. Cook, M. J., & Smith, L. M. (2006). Outcomes for adult males using the SpeechEasy fluency device for one year. Presented to the American Speech-Language-Hearing Association, Miami, FL. Hudson, D. A. (Executive Producer). (2003, February 3). The Oprah Winfrey Show [Television broadcast]. Chicago: Harpo Productions. Molt, L. (2005). A brief historical review of assistive devices for treating stuttering. 8th International Stuttering Awareness Day Online Conference (ISAD8). Link: www.mnsu.edu/comdis/isad8/isadcon8.html. Molt, L. (2006a). SpeechEasy AAF device long-term clinical trial: Attitudinal/perceptual measures. Poster presented to the American Speech-Language-Hearing Associating, Miami, FL. Molt, L. (2006b). SpeechEasy AAF device long-tem clinical trial: Speech fluency and naturalness measures. Poster presented to the American Speech-Language-Hearing Associating, Miami, FL. Molt, L. (2006c). SpeechEasy AAF device long-tem clinical trial: Usage patterns and satisfaction ratings. Poster presented to the American Speech-Language-Hearing Associating, Miami, FL. Molt, L. (2007a). Speecheasy AAF device long-term clinical trial: 24-month outcomes. Poster presented to the American Speech- Language-Hearing Association, Boston, MA. Molt, L. (2007b). Auditory processing measures as predictors for altered auditory feedback success. Poster presented to the American Speech-Language-Hearing Association, Boston, MA. Molt, L. (2007c). Indicators for long-term successful usage of altered auditory feedback devices. Poster presented to the American Speech-Language-Hearing Association, Boston, MA. O'Donnell, J. J., Armson, J., & Kiefte, M. (2008). The effectiveness of SpeechEasy during situations of daily living. Journal of Fluency Disorders, 33, 99 - 119. Pollard, R., Ellis, J. B., Finan, D., & Ramig P. R. (in press). Effects of the SpeechEasy on objective and perceived aspects of stuttering: a six- month, Phase I clinical trial in naturalistic environments. Journal of Speech, Language and Hearing Research. Pollard, R., Ramig, P. R., Ellis, J. B., Finan, D. (in review). Case study of SpeechEasy use combined with traditional stuttering treatment. Ramig, P. R., Ellis, J. B., Pollard, R., & Finan, D. (in press). Application of the SpeechEasy to stuttering treatment: Introduction, background, and preliminary observations. In B. Guitar & R. McCauley (Eds.), Treatment of Stuttering: Conventional and Emerging Interventions. Baltimore, MD: Lippincott, Williams & Wilkins. Runyan, C. M., Runyan, S. E., & Hibbard, S. (2006). The Speech Easy [sic] device: a three year study. Poster presented to the American Speech-Language-Hearing Association, Miami, FL. Sloan, D. (Executive Producer). (2007, January 10). ABC Primetime: Medical Mysteries. [Television broadcast]. New York: ABC News. SpeechEasy Professional Information Packet (2006). Available from Janus Development Group, Inc. 112 Staton Road Greenville, NC 27834. Phone: 866-551-9042. Email: customerserv@janusdevelopment.com.

1 juin 2009

Une étude sur la théorie de l'excès de dopamine (auteurs inconnus, date post 1997)

Résumé pour les fainéants : Attention nuance :
"Les résultats de cette étude ne soutiennent pas fortement la théorie de l'excès de dopamine dans le bégaiement.
Le présent travail suggère plutôt que les disfluences de parole peuvent être liés à toute augmentation ou diminution des niveaux de dopamine dans le cerveau
."


INTRODUCTION
La théorie de l'excès de dopamine dans le bégaiement soutient que le bégaiement peut être lié à, ou influencé par, une quantité excédentaire du neurotransmetteur dopamine à l'intérieur du cerveau (Wu et coll., 1997). Wu et coll. (1997) ont découvert une augmentation au triple de la consommation de dopamine dans les cerveaux de personnes bègues comparés aux non-bègues. Davantage de preuves pour la théorie de l'excès de dopamine se basent sur les essais de traitement du bégaiement avec des médicaments bloqueurs de dopamine (Haloperidol, Risperidone, Olanzapine). Cette recherche soutient l'idée que la dopamine peut jouer un rôle modulateur dans le bégaiement.La maladie de Parkinson (PD) est caractérisée par une mort progressive de neurones de dopamine dans les noyaux gris centraux. Un certain nombre d'études ont remarqué des disfluences dans la parole de sujets atteints. A près des années de traitement L-Dopa, les patients PD connaissaient souvent des fluctuations dans les niveaux de dopamine (avec des fluctuations correspondantes dans la performance moteur). L'examen des disfluences pendant les fluctuations peut fournir par conséquent une occasion d'explorer plus avant lathéorie de l'excès de dopamine dans le bégaiement. Des études antérieurs de cas étaient équivoques, étant donné que certains soutenaient et d'autres contredisaient la théorie.

OBJECTIF : Le but de cette étude est d'examiner les caractéristiques de disfluence de patients avec PD : (1) avant la prise matinale de L-Dopa (avec de bas niveaux de dopamine); (2) 1 heure après la prise matinale. (avec de hauts niveaux de dopamine); et (3) 2 heures après la prise matinale (niveaux modérés-hauts).

METHODES : Neuf participants avec PD étaient examinés, en parallèle avec huit contrôles de mêmes âges. Tous les participants PD étaient traités avecdes médicaments L-Dopa, et connaissaient des des fluctuations de performance. Aucun des participants n'avaient de bégaiement persistant.Quatre sessions étaient conduites sur quatre jours distincts pour chaque participant PD. Après une session d'exercice, une session a eu lieu30 minutes avant l'administration de médicaments matinaux (état OFF), la seconde a eu lieu 1 heure après la médication (état ON1), et la troisième2 heures après la médication (état ON2). Ces collectes de données étaient conduites sur des jours distincts, dans un ordre aléatoire. Après chaque enregistrement, la portion moteur de l'UPDRS était administrée pour vérifier les changements dans les niveaux moteur/dopamine.


TACHES/MESURES : Les participants ont lu le premier paragraphe du Rainbow Passage et ont produit un monologue de 3 - 5 minutes, tous à un rythme normal,un ton et un volume normal. Des enregistrements acoustiques étaient analysés après avoir été copiés dans un ordre aléatoire pour cacher l'identité/ la médication de chaque participant. Des échantillons étaient rejoués autant de fois que nécessaires pour identifier et tabler précisément les disfluences.Les mesures suivantes étaient calculées : disfluences intra-mot : (%) répétitions sons/syllabes, prolongations de sons audible et inaudible et répétitions de mots monosyllabiques entiers. Total des disfluences globales : (%) disfluences intra-mot et disfluences entre les mots (répétitions de mots entiers monosyllabiques, répétitions de phrases, et révisions).

RESULTATS ET DISCUSSIONS : Les analyses UPDRS ont révélé que tous les participants étaient plutôt altérés dans les états OFF, et tous sauf 1 étaient altérés dans leurs états ON1. Cela a vérifié (Kempster et coll., 1989) que les participants étaient enregistrés avec des niveaux relativement bas (OFF) ethauts (ON) de dopamine. Les locuteurs PD ont montré un pourcentage significativement plus haut de disfluence que les contrôles dans le monologue mais pas dans le passage de lecture. Une ampleur d'effet relativement grande était trouvée pour la comparaison du passage de lecture. Ces résultats ont échoué à soutenir la théorie de l'excès de dopamine dans le bégaiement. Les participants PD avaient plus de disfluences que la normale dans leurs états basse dopamine (OFF).La théorie de l'excès de dopamine prédit que les participants devraient montrer plus de disfluences à l'état ON1 par rapport à l'état de bas niveau dopamine OFF. Cependant, aucune comparaison de groupe OFF-ON1 n'a atteint d'importance statistique.L'examen de données individuelles des états OFF à ON1 a indiqué que les caractéristiques de disfluence individuelle sont en fait changeantes. Des niveaux de disfluences apparaissent être affectés par tout changement de dopamine CNS (augmente ou diminue).

RESUME ET CONCLUSIONS : La théorie de l'excès de dopamine dans le bégaiement soutient que le bégaiement peut être lié à un excès de dopamine dans le cerveau.Cela a été soutenu par des observations antérieures que le bégaiement développemental pourrait être partiellement atténué parbloqueurs de dopamine. Des cas antérieurs d'études de participants avec maladie de Parkinson ont offert un support équivoque à la théorie.
La présente étude a examiné les caractéristiques de disfluence chez 9 locuteurs atteints de PD sans antécédent de bégaiement persistant. A travers les tests moteurs, il a été vérifié qu'ils avaient des bas niveaux de dopamine dans leurs états OFF, et hauts dans leurs états ON1.
Les résultats de cette étude ne soutiennent pas fortement la théorie de l'excès de dopamine dans le bégaiement.
Le présent travail suggère plutôt que les disfluences de parole peuvent être liés à toute augmentation ou diminution des niveaux de dopamine dans le cerveau. Etant donné que des changements de niveau individuel de disfluence ont été trouvés sans changements de groupes, la recherche future devra répliquer cette étude sur une plus grande échelle pour déterminer si des différences de disfluence de groupe existent entre les états de dopamine hauts-bas.

REFERENCES
Kempster, P., Frankel, J., Bovington, M., Webster, R., Lees, A., & Stern, G. (1989). Levodopa peripheral pharmacokinetics and duration of motor response in Parkinson’s disease. Journal of Neurology, Neurosurgery, and Psychiatry, 52, 718-723.
Wu, J., Maguire, G., Riley, G., Lee, A., Keator, D., Tang, C., Fallon, J., & Najafi A. (1997). Increased dopamine activity associated with stuttering. NeuroReport, 8, 767-770.







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