28 septembre 2009

Comment Alm intègre la déconnexion de Sommer à sa théorie


Per Alm, toujours un plaisir à lire, toujours un plaisir à traduire.
Voici ce qu'il suggérait en 2005 pour intégrer la découverte de Sommer 2002 à sa propre théorie.


(source : thèse de Per Alm, 2005)

"Sommer et coll. (2002) ont utilisé un type de résonance magnétique, à tenseur de diffusion, pour examiner la microstructure de la matière blanche chez les adultes avec un bégaiement persistant. Cette méthode mesure l'anisotropie, un index de différences de diffusion de l'eau en trois dimensions. L'anisotropie est augmentée dans la matière blanche, avec un haut degré de myélinisation et une haute cohérence de l'orientation des axones.

L'étude a découvert que le groupe de personnes bègues montrait une anisotropie réduite, dans une région sous-jacente la représentation gauche de l'oropharynx dans le bord supérieur du sillon latéral. Une gyrification augmentée du bord supérieur du sillon latéral a été rapportée par Foundas et coll. (2001), [...]. Il semble possible que ces résultats soient associés avec une structure désorganisée de la région sensorimoteur liée aux organes de la parole chez certaines personnes avec un bégaiement persistant. (Il serait important, cependant, de répliquer l'examen avec le tenseur de diffusion, puisque Sommer et coll., 2002, ont émis la réserve que la grande taille du voxel dans l'étude pourrait avoir une influence sur la frontière grise-blanche. Si le groupe de personnes bègues a une gyrification augmentée dans cette région, le risque quant à l'influence de la matière grise pourrait être plus fort dans ce groupe.)

Si une malfonction dans la région sensorimoteur corticale de l'oropharynx est associée au bégaiement, cette découverte peut-elle intégrée à l'hypothèse du bégaiement lié un malfonction des circuits des noyaux gris centraux [ganglions de la base NdT] ? A ce stade actuel des connaissances, tout modèle serait clairement spéculatif, mais juste en tant qu'exemples, deux modèles seront esquissés.

La première suggestion est basée sur le principe que lorsqu'une séquence moteur est exécutée, le striatum reçoit une information continue depuis le cortex moteur primaire [M1] à propos de la sortie des signaux moteurs allant aux muscles. Il est probable que ce flux d'entrée en continu vers le striatum est utilisé comme une base par les noyaux gris centraux pour générer le signal pour passer au segment moteur suivant [...]. Si le signal venant de M1 vers le striatum est trop faible ou déformé, la création du signal de passage-au-prochain-segment peut échouer. Le segment de parole est interrompu, cela entraîne une répétition du segment précédent.

La seconde suggestion est que l'équilibre entre l'entrée somatosensorielle et auditive vers les noyaux gris centraux peut être important pour un fonctionnement normal de l'automaticité de la parole. Si l'entrée auditive est forte et l'entrée somatosensorielle faible, le système pourrait devenir instable. "


Pour mieux comprendre et savoir plus :
Traduction du diaporama de Per Alm à Oxford
Traduction : Le système prémoteur double - Per Alm - Proceedings Oxford 2008
Entrée du wiwiki sur la déconnexion dans l'hémisphère gauche chez les personnes bègues
Traduction du résumé du rapport de Soo Eun Chang 2006 : la déconnexion à gauche chez les enfants de 9-12 ans
Traduction de l'article de The Lancet, Sommer 2002, déconnexion dans l'hémisphère gauche dans les aires de la parole

24 septembre 2009

Le bégaiement : l'Influence Parentale - Psychology Today

[Psychology Today - Stuttering : the parental influence - (Désolé, je ne retrouve plus ni la date, ni la page d'origine.)]

Le bégaiement : l'Influence Parentale

A une certaine époque, le bégaiement était vu comme le symptôme d'un conflit névrotique, ou de rapports interpersonnels perturbés. Il n'était pas étonnant pour les parents, souvent, de se voir porter le fardeau de la culpabilité pour le problème de leur enfant. Le stigmate a persisté pendant des années, et n'a été écarté que récemment par la plupart des chercheurs et thérapeutes.

Les orthophonistes concentrent aujourd'hui encore une fois leur attention sur les parents des enfants bègues. Cette fois, cependant, ils examinent le rôle utile que ces parents peuvent jouer. À la racine du bégaiement se trouve une prédisposition physique que les parents, armés de la compréhension et de la connaissance, peuvent aider à contrôler. Sauf dans les rares cas où il est provoqué par un événement traumatique ou une maladie, le bégaiement, qui affecte environ 2.5 millions d'Américains, semble avoir une base génétique. Les enfants de personnes bègues ont plus de risques, que d'autres enfants, de bégayer même si le parent a arrêté de bégayer longtemps avant que l'enfant ne soit né. Si un jumeau identique bégaie, il y a 77 % de chances que l'autre aussi. Seul un frère jumeau bègue sur trois a une perturbation quelque part dans cette production," dit le neurologue David B. Rosenfield du Baylor College of Medicine à Houston. Mais il est difficile de savoir ou la défaillance se produit, parce que la parole est un processus réellement complexe. Les enfants bègues trouvent difficile de coordonner la respiration, le fonctionnement du larynx et de l'articulation," dit Nan Bernstein Ratner, une orthophoniste du University of Maryland's hearing and parole sciences department. La synchronisation de ces trois ensembles de comportement, nécessaires à la parole normale, peut être différent par rapport à la population normale. Des facteurs environnementaux peuvent soit aggraver, soit aider des enfants à surmonter leur prédisposition génétique à bégayer.
Comme l'orthophoniste Edward G. Conture, de l'Université de Syracuse, l'explique, "le bégaiement se développe comme une interaction complexe entre l'environnement de la personne et les connaissances et les capacités que la personne y apporte. Une telle variable est le discours des parents. En utilisant trop de mots sur un court laps de temps, dans les énoncés longs, compliqués, avec un vocabulaire sophistiqué, n'est pas un bon modèle pour un enfant de 3 ans," dit Conture. Beaucoup de thérapeutes suggèrent que M. Rogers, de la télévision, puisse être un bon exemple du rythme à utiliser en parlant avec des petits enfants. "Quand les parents ralentissent," dit Ratner, "Cela donne aux enfants le sentiment qu'ils doivent avoir plus de temps avant de devoir parler."

Tant Ratner que Conture soulignent l'importance de ce qu'ils appellent une "pause au changement de tour" pendant la conversation. "Les parents devraient essayer d'allonger le temps entre la fin de l'énoncé de l'enfant et leur réponse, à une seconde," suggère Conture. "Cela donne un ton plus détendu à la conversation et aide les parents à ralentir."
Et, comme avec tant d'autres problèmes physiques, la tension exacerbe le bégaiement. "La tension et l'inquiétude peuvent déclencher le bégaiement, de la même façon qu'ils peuvent déclencher une crise d'asthme," dit l'orthophoniste Patrice Orosz Carothers du Cleveland Hearing and Speech Center.
"Dans l'environnement pressé de notre époque, où beaucoup d'enfants ont leurs deux parents qui travaillent, nous suggérons que les parents amménagent un temps de tranquilité, au cours de la journée, pour échanger avec leur enfant, un temps où l'enfant ne doit pas parler vite, ou furieusement, pour arriver à dire quoique ce soit," dit Bernstein Ratner. "Forcez vous, vous-même, à ne pas vous distraire et écoutez réellement," dit Carothers. "Et détendez le. Si vous dites quelque chose comme, `ralenti, chéri,' ou 'respire profondément', l'enfant aura le sentiment que quelque chose ne va pas."

David, qui avait 5 ans quand sa mère l'a emmené pour la première fois à Carothers pour l'orthophonie, est un bon exemple de la façon dont les parents et le thérapeute coopèrent pour surmonter un bégaiement sévère. "Sa vie de famille était vraiment assez agitée," dit Carothers. "Les deux parents travaillaient et ils démarraient une nouvelle affaire, depuis chez eux. David était tenu de répondre au téléphone et devait souvent prendre des messages compliqués."
Carothers a travaillé avec David sur les exercices de fluence - le fait de ralentir son taux de parole, allonger les syllabes, la coordination de la parole et de la respiration - et de donner quelques suggestions pour atténuer la pression sur la parole de David. Une suggestion était facile à concrétiser : Ses parents ont acheté un répondeur.
D'autres recommandations ont exigé des changements dans le style de vie de famille, comme avoir plus de temps pour parler et écouter.
Carothers avait aussi observé la compétition entre David et un frère plus vieux qui "semblait plus entreprenant, plus coordonné et plus brillant." Pour atténuer la compétition et construire son amour-propre, elle a suggéré que les parents de David l'impliquent dans des activités qu'il pourrait réussir.

Les experts de la parole avertissent les parents contre le fait de réagir de façon excessive à de premiers problèmes de parole ou aux défaillances temporaires dans la fluence. Beaucoup de petits enfants trébuchent sur les mots ou les mots répétés ou les expressions, particulièrement quand isl sont fatigués ou excités. "Le développement du langage, comme n'importe quel développement, n'est pas un chemin en ligne droite," dit Conture. "Il a des débuts et des arrêts, et il y a des moments ou ce n'est pas parfait."

Mais, si le problème persiste, n'hésitez pas à chercher de l'aide professionnelle. Quatre-vingt-dix pour cent des bégaiements commence pendant la période la plus rapide du développement de la parole, entre 2 et 7 ans. Sans traitement, il peut s'étendre, des répétitions de son/syllabe tel que, "Il court à-à-à la maison," à des prolongements sonores tels que, "Mmmmoins de gâteau, s'il te plaît," ou, "T (silence prolongé) 'as du rouge sur le nez," qui sont beaucoup plus difficiles à traiter.

"Nous espérons rétablir les enfants avant qu'ils ne deviennent névrotiques quant à leur parole," dit Ratner. "Si les enfants paraissent tendus, s'ils tapent du pied ou clignent des yeux en essayant de parler, c'est le bon moment pour commencer la thérapie."

Bien que beaucoup de thérapeutes suggérent volontiers des façons pour la famille d'aider l'enfant bègue, ils évitent de faire remonter à la surface la culpabilité qui a hanté, pendant des années, les parents d'enfants bègues. Ce que les parents font, Conture dit, " a le potentiel, et uniquement cela, d'exacerber le bégaiement. Cela ne le cause pas." Carothers est d'accord. "La famille de David est une famille aimante," dit-elle. "Il y a juste que ses parents ne se sont pas rendus compte que David subissait beaucoup de tension."

20 septembre 2009

Devrions-nous arrêter de dire "Nous ne connaissons pas la cause du bégaiement" ?

"Je fouille dans les archives de Speaking Out", 3e épisode...

BSA- Speaking Out de juillet 2008
Devrions-nous arrêter de dire "Nous ne connaissons pas la cause du bégaiement" ?

A la Oxford Disfluency Conference de 2008, Anne Smith, de la Purdue University, a suggéré que nous en savions beaucoup sur les facteurs qui causent le bégaiement. Elle a proposé un court énoncé pour reproduire et communiquer nos connaissances.
Le contexte était une discussion sur la perception souvent négative de l'orthophonie comme profession et, spécifiquement, le manque d'efficacité ainsi perçue des traitements pour le bégaiement. Anne a commenté :

Il me semble que nous contribuons à la perception que nous n'avons que très peu de connaissances sur le bégaiement, ou sur la façon de le traiter, quand nous affirmons : "la cause du bégaiement est inconnue." Cet énoncé peut être interprété par l'auditeur (et est souvent interprété de cette façon, je pense) pour indiquer que toutes les causes qui ont été évoquées par le passé sont indifféremment probables - par exemple, l'idée qu'une experience précoce effrayante peut causer le bégaiement.

En fait, nous en savons beaucoup sur les facteurs qui causent le bégaiement. Nous ne savons pas précisément tous les détails expliquant le développement du bégaiement, mais nous ne savons pas non plus les détails expliquant l'apparition de la maladie de Parkinson. Cela n'a pas arrêté les scientifiques et les cliniciens d'énoncer ce qu'ils savaient sur les causes de Parkinson.
Anne a suggéré que nous avions besoin d'un court énoncé qui pourrait capturer nos connaissances sur les causes du bégaiement et le communiquer clairement. Elle a tenté de faire un tel énoncé au meeting:

"Le bégaiement est un trouble neurodéveloppemental impliquant différents systèmes actifs du cerveau pour la parole - comprenant les réseaux de langage, les réseaux moteur et émotionnels. Chaque enfant naît avec une constitution génétique qui contribue à sa probabilité de bégaiement, cependant le bégaiement se développe selon l'expérience. Pour apprendre à parler avec fluence, le cerveau d'un enfant doit développer plusieurs circuits neuraux différents, et ces circuits doivent interagir de manière rapide et précise. Le bégaiement émerge à l'enfance comme un symptôme indiquant que les circuits neuraux du cerveau pour la parole ne sont pas normalement connectés. Pour cette raison, l'intervention précoce est critique, parce qu'en façonnant l'expérience de l'enfant, nous pouvons affecter le processus de connexion en cours dans le cerveau en développement rapide de l'enfant. Plus longtemps les symptômes du bégaiement persistent dans la prime enfance, plus il est difficile pour nous de changer les connexions du cerveau, et le bégaiement devient un problème chronique, généralement pour la vie."
Juillet 2008

12 septembre 2009

L'esprit contre la matière blanche - Kate Watkins, Speaking Out 2008

A la pêche aux articles dans les numéros de Speaking Out sur le site de la BSA, premier épisode...

BSA-Speaking Out
L'esprit contre la matière blanche

Différences dans les cerveaux de jeunes personnes qui bégaient

De plus en plus d'études découvrent des différences physiques dans l'organisation des cerveaux des personnes bègues, mais qu'en est-il des enfants ? Kate Watkins est le chef de l'une de deux récentes études comparant les cerveaux de jeunes personnes bègues avec d'autres.

Cet hiver, deux groupes de recherches ont publié des études d'imagerie cérébrale sur de jeunes adultes, adolescents et enfants qui bégaient. Ces études révèlent des anomalies dans la structure et la fonction du cerveau. Eventuellement, de telles études ont pour but de fournir une meilleure compréhension des causes du bégaiement et d'expliquer pourquoi certains enfants se rétablissent, et pourquoi d'autres persistent. En considérant ensemble les résultats de ces études, nous commençons à répondre à certaines de ces questions.
Dans notre article publié dans Brain, nous décrivons des différences dans l'organisation physique des connexions entre les zones du cerveau d'un groupe d'adolescents et de jeunes personnes qui bégaient. Ces différences ont expliqué pourquoi le même groupe de personnes a montré une activité réduite du cerveau dans certaines régions pendant la production de parole.
Chang et ses collègues ont publié des découvertes très similaires dans le journal NeuroImage. Chez les enfants avec un bégaiement persistant, mais pas chez ceux qui se sont rétablis du bégaiement, des connexions de matière blanche étaient perturbées dans la même région que chez les personnes étudiées par nous. Chang a aussi découvert des changements dans le volume de matière grise corticale à la fois chez les enfants avec un bégaiement persistant, et chez les enfants qui s'étaient rétablis du bégaiement, et a indiqué des différences dans les cerveaux des adultes qui bégaient.


Connexions perturbées

Ces études ont utilisé des scanners d'imagerie par résonance magnétique (IRM). Les scanners IRM fournissent des images détaillées de la structure du cerveau basées sur les mouvements des atomes d'hydrogène dans les molécules d'eau. Notre équipe et celle de Chang utilisaient une nouvelle sorte d'IRM, appelée imagerie à tenseur de diffusion, pour regarder l'organisation des connexions de matière blanche dans le cerveau. La matière blanche connecte les aires du système nerveux central ensemble. Elle est blanche parce qu'elle est principalement faite d'un tissu graisseux appelé myéline. Cette gaine de graisse fournit une isolation pour les fibres qui connectent différentes zones du cerveau et augmente la vitesse de transmission des signaux, entre les régions communiquantes. Parce que le tissu est graisseux, les molécules d'eau sont restreintes dans les mouvements dans la matière blanche. La restriction est limitée principalement au mouvement en travers des faisceaux de fibres, et donc moins sur leur longueur. En mesurant ces mouvements minimes d'eau, nous pouvons obtenir des images montrant comment les fibres sont orientées.

Les deux études ont trouvé que les faisceaux de fibres, normalement bien alignés, connectant les zones du cerveau impliquées dans la production de la parole, étaient perturbées chez les jeunes gens qui bégaient. Cette perturbation réduit probablement l'efficacité de la communication entre les zones du cerveau impliquées dans l'écoute et la production de la parole.

Mesure de l'activité

L'activité dans le cerveau se passe près des corps cellulaires des neurones, qui se trouvent dans la matière grise. A la surface du cerveau, la matière grise forme une couche d'environ un demi-centimètre d'épaisseur appleée le cortex. Plus profondément dans le cerveau, on trouve la matière grise dans les noyaux, comme les noyaux gris centraux [ganglions de la base NdT]. Dans notre étude, nous avons aussi utilisé l'IRM fonctionnelle pour regarder l'activité du cerveau lorsque les personnes produisaient la parole. Ce type de scanner détecte les changements dans la quantité d'oxygène transportée dans le sang vers le cerveau. Lorsque la zone du cerveau est active, il a besoin de plus d'oxygène et de plus de flux sanguin dans cette zone. Ces scans montrent comment ces modèles d'activité du cerveau changent, pendant que les gens produisent de la parole, comparé au silence.

Notre étude a découvert que, pendant la production de la parole, les gens qui bégaient montraient une activité diminuée dans les zones du cerveau non typiquement utilisées par le groupe de contrôle fluent. Certaines de ces régions étaient dans l'hémisphère droit, et d'autres études suggèrent que l'activité à cet endroit reflète une compensation pour le bégaiement. Nous avons aussi trouvé une activité diminuée chez les personnes bègues dans une zone appelée mésencéphale, au niveau de la substantia nigra. Le noyau de matière grise dans cette structure profonde forme une partie des noyaux gris centraux - un ensemble de structures impliquées dans le contrôle et l'initiation des mouvements. L'extra-activité dans cette région chez les personnes bègues est compatible avec des suggestions faites lors d'études antérieures, que le bégaiement soit dû à une fonction anormale des noyaux gris centraux, ou à une quantité anormale de dopamine.
De façon intéressante, dans notre étude, les personnes bègues ont montré une activité réduite dans une partie du système de production 'normale' de parole. Cette région -le cortex prémoteur ventral - se trouve directement au-dessus de l'aire de matière blanche perturbée révélée par le scanner à diffusion. Il semble que l'activité de la région était réduite à cause d'une perturbation de la connectivité normale, et de la communication efficace, avec d'autres régions du cerveau qui sont importantes pour la production d'une parole fluente.

Matière grise

Chang et ses collègues ont aussi trouvé des différences dans le volume de matière grise dans des parties du cortex impliquées dans la perception et la production de la parole chez des enfants qui bégaient. Ils ont découvert moins de matière grise près du cortex prémoteur ventral ou nous avions trouvé une activité réduite. Ils ont aussi découvert moins de matière grise dans les régions qui sont normalement activées lors de l'écoute de la parole (les lobes temporaux). Ces différences dans le volume étaient présents même chez les enfants qui se sont rétablis du bégaiement.

A la différence d'études sur des adultes qui bégaient, cependant, on n'a pas trouvé d'augmentation de volume de matière grise dans l'hémisphère droit des enfants. Cette différence suggère que chez les adultes bègues, certaines des différences du cerveau peuvent être le résultat d'une vie de bégaiement.
Il est important d'en comprendre plus sur les causes des différences dans la fonction et la structure du cerveau associée au bégaiement. Ces différences peuvent reflèter des stratégies compensatoires qui font usage d'une autre fonction pour contrôler la parole, ou qui utilisent d'autres régions du cerveau, en-dehors du système perturbé, qui ne sont normalement pas utilisés dans les cerveaux non-bègues ; cette idée est soutenue par les découvertes de Chang sur le volume de matière grise. Alternativement, des différences pourraient causer le bégaiement et peuvent être liées soit à des variations génétiques ou à des évènements pendant le développement précoce. Des recherches plus poussées, particulièrement des études longitudinales précoces, à un très jeune âge, peuvent aider à apporter des éclairages sur ces questions.

Kate Watkins est conférencière en Psychologie expérimentale à la University of Oxford et au Centre for Functional Magnetic Imaging of the Brain (FMRIB).

Références:
Chang, SE et al (2008). Brain anatomy differences in childhood stuttering, NeuroImage 39(3):1333-44. doi:10.1016/j.neuroimage.2007.09.067, PMID: 18023366
Watkins, KE et al (2008). Structural and functional abnormalities of the motor system in developmental stuttering. Brain 131(Pt 1):50-9. doi:10.1093/brain/awm241, PMID: 17928317

A propos des noyaux gris centraux et de la dopamine, voir www.stammering.org/peralm.html

Du numéro de printemps 2008 de Speaking Out, pages 14 & 15.

10 septembre 2009

TSB : IRMf : un mélange entre neurologique et comportemental ??

Mardi 8 septembre 2009
IRMf : un mélange entre neurologique et comportemental ??
Je viens juste d'avoir cette effrayante idée que nous pourrions avoir été trompé par les données en imagerie fonctionnelle du cerveau. Voici ma ligne de raisonnement. Supposons que nous ayons un problème structurel (ce qui est mon avis, soutenu par la génétique et l'imagerie structurelle du cerveau). Donc notre système de parole a une tendance à s'encombrer. Disons pour 1 mot sur 10. Disons que le système s'encombre de façon aléatoire plus souvent sur les mots commençant par d.


Je me demande comment le cerveau réagit à ce schéma apparent (mais aléatoire). Il pourrait bien commencer à apprendre à associer les mots en d à l'encombrement. Et les mots en d suivants agissent comme un déclencheur et le cerveau s'attend à un encombrement. Cette attente pourrait créer un réel encombrement plus probablement ou pourrait déclencher les comportements associés à l'encombrement. Donc quand nous mettons quelqu'un dans le scanner et lui demandons de lire, il pourrait bégayer sur les mots en d, et nous voyons une différence dans les scans par rapport aux personnes fluentes. Cependant, il n'est pas clair pour moi si les différences fonctionnelles sont dûes à un encombrement réel ou juste dûes à un déclenchement d'associations.
Laissez-moi reformuler : les données fonctionnelles pourraient être un mélange entre l'activité neurologique anormale et l'activité dûe à un apprentissage associatif normal non-présent chez les sujets fluents. Cela voudrait dire que l'interprétation des données fonctionnelles est très très difficile, et pourrait ne pas refléter une fonction anormale dûe à des questions structurelles.

par Tom Weidig

3 septembre 2009

SFA : Une introduction à la Thérapie Cognitive - J.Fry - 2009

Posté récemment sur le site de la SFA.


Une introduction à la Thérapie Cognitive
par Jane Fry, MSc (Psych Couns)., Dip CT (Oxon), Michael Palin Centre

La thérapie cognitive, ou thérapie cognitivo-comportementale (TCC), est de plus en plus conseillée pour travailler avec les personnes qui bégaient. Jane Fry, du Michael Palin Centre, à Londres, nous parle de certains de ses principes -cliniques et théoriques -clés.
Qu'est-ce que la Thérapie Cognitive ?
La Thérapie Cognitive est une forme de psychothérapie qui fût développé à l'origine par Aaron Beck dans les années 1960 pour comprendre et traiter la dépression. Beck suggéra que, en tant qu'êtres humains, nous sommes constamment impliqués dans un processus de filtrage et d'interprétation de l'information, pour donner du sens au monde et à nos expériences. Bien que ce soit utile -puisque cela rend le monde plus prévisible-, il affirme que parfois nous faisons des erreurs, nous tirons des conclusions ou nous prenons généralement mal les choses. Bien que ce soit dans la nature humaine de faire des erreurs, Beck a suggéré que certaines personnes développaient des tendances inutiles, systématiques, dans la manière d'interpréter l'information, et que ces schémas de pensée négative ou inutile aident à expliquer leur vulnérabilité aux problèmes émotionnels.

La théorie cognitive souligne donc le rôle des émotions (pensées, suppositions et croyances centrales) en expliquant la façon dont les gens ressentent. Par exemple, quand les gens sont angoissés, c'est parce qu'ils prédisent qu'une situation imminente sera menaçante d'une certaine façon. De plus, le niveau d'anxiété sera plus fort ; plus une personne voit l'évènement craint comme étant probable de se produire, plus ce qui est en jeu va le faire se produire, et moins les personnes se voient comme étant capables de se débrouiller.
Beck a aussi suggéré que les pensées, les émotions, les sentiments, et les réponses physiologiques et comportementales sont liées. Par exemple, quand nous devenons anxieux, une réponse ‘câblée' déclenche des sentiments physiques, tels que les ‘butterflies’ [trac, noeud à l'estomac] ou un rythme cardiaque augmenté, et aussi une réponse comportementale naturelle et instinctive, quelque chose de protecteur, comme éviter la source de la menace. De plus, dans les situations difficiles les gens ont tendance à répondre de façons qui, par mégarde, exacerbent ou renforcent leur problèmes, créant un 'cercle vicieux'. Pour continuer avec l'exemple de l'angoisse, éviter une situation crainte peut procurer une sensation de 'je m'en suis tiré' individuel mais, en fin de compte, cela les empêche de découvrir que ces choses pourraient en réalité se passer très bien, ou ne soient pas aussi graves que ce qu'elles avaient craint, ou qu'en effet, elles auraient pu le faire. La personne perd l'occasion de construire sa confiance, et leurs peurs associées à la situation sont renforcées.

Comment peut-on relier cela au bégaiement ?

Les personnes qui bégaient remarquent souvent que lorsqu'elles se sentent angoissées à propos de leur parole, c'est lié à des pensées négatives ou des prédictions à propos de la situation. Ces pensées tendent à être à propos du bégaiement lui-même (par ex.: "Je vais resté bloqué"; "Ca va continuer indéfiniment"), comment les autres gens réagissent (par ex. "ils vont rire de moi, ils vont m'ignorer") et comment ils vont être vus (par ex. : "ils vont avoir une piètre opinion de moi", "ils vont penser qu'il y a quelque chose qui ne va pas avec moi"). Ils peuvent alors découvrir qu'ils approchent la situation avec plus de tension émotionnelle et physique qu'ils ne l'auraient fait autrement, et cela résulte en effet en une plus grande probabilité de bégaiement. Alternativement, ils peuvent se débrouiller en faisant quelque chose de protecteur, comme décider de ne pas parler, ou de choisir un autre mot, qui pourra leur offrir à court-terme une solution, mais qui ne correspondra à la façon dont ils veulent gérer le bégaiement à long-terme. De façon importante, la dynamique du self-dialogue négatif et l'utilisation des statégies de gestion peu utiles peuvent devenir un modèle qui renforce, plutôt que de diminuer, l'angoisse de parler. A un niveau plus complexe et plus profond, les individus peuvent développer un système sous-oeuvre de suppositions négatives qui plus généralement influencent la façon dont ils vivent le monde.

Comment ça se passe en thérapie ?

Une des premières tâches est d'aider les clients à explorer les liens entre les pensées, les sentiments, les réactions physiologiques et les réponses comportementales, pour introduire le concept du cercle vicieux, et de les aider à juger lesquelles de ces manières typiques de gestion sont utiles, et lesquelles le sont moins.
Ensuite, les patients sont encouragés à mener des expériences qui les aident à tester les prédictions et à voir à quel point ils sont bon juges. Par exemple, un récent groupe d'adolescents au Michael Palin Centre a passé une matinée à regarder leurs thérapeutes bégayer et a remarquer comment les les membres du public réagissaient, une tâche dans laquelle ils se sont investis eux-mêmes de tout coeur, s'assurant que nous bégayions tous suffisamment pour rendre l'expérience valide.

Les thérapeutes cognitifs utilisent des questions pour aider les clients à explorer d'autres perspectives, et en tirer leur propres conclusions, en faisant attention de travailler en commun et d'éviter toute notion de débat ou d'ordre.
Les questions que nous encouragions les clients à se poser à eux-mêmes incluaient :

• Quelle est la preuve qui soutient ma prédiction ?
• Y-a-t-il une preuve que ce que je pense ne soit pas complètement exact, ou que quelque chose d'autre puisse être vrai ?
• Y-a-t-il une autre façon de regarder les choses ?

On aide aussi les gens à reconnaître quand ils adoptent un schéma inutile de pensée, ou une 'pensée-piège'. Notre groupe d'adultes, et beaucoup des thérapeutes et étudiants aussi, ont reconnu certains des faits suivants :
La pensée "tout ou rien" :
C'est quand vous voyez les choses dans un absolu, en blanc ou noir, plutôt que de considérer un continuum de possibilités. Percevoir quelque chose comme étant "un total échec" ou "de la merde", parce ce que ce n'est pas parfait à 100%, est un exemple de pensée 'tout ou rien'.

'Catastropher' :
Vous vous attendez à ce qu'arrive le pire même s'il n'y aucune preuve suggérant que ça va être le cas. Vous ne considérez pas d'autres alternatives possibles qui pourraient être justes, voire plus probable.

Lire dans les pensées :
Vous faites des suppositions sur ce que les gens pensent ou ne pensent pas.

Sur-généralisation :
Vous tirez des conclusions en vous basant sur un seul évènement, qui va au-delà de la situation actuelle.

Filtre mental :

Vous restez dans les pensées négatives et vous les gonflez hors de toute proportionou, tout en ignorant ou en minimisant les positives.

Pensée post-mortem :
Vous repassez dans votre tête toutes les choses qui se sont mal passées et vous ne prêtez pas attention aux choses que vous avez réussies.

De façon importante, en thérapie cognitive, on reconnaît que des évènements adverses apparaissent. Parfois les personnes qui bégaient affrontent de véritables stigmates sociaux et parfois les peurs sont justifiées. Une des forces réelles de cette approche est qu'elle se concentre sur la construction de forces de gestion et de capacités à résoudre les problèmes de façon à ce que les individus soient plus flexibles dans leur pensée et plus résilientes émotionnellement quand les choses ne sont pas idéales.

Recherche et base de preuves

Il n'y a pas beaucoup de recherches sur l'utilisation de la thérapie cognitive avec les personnes bègues, pourtant plusieurs études ont traités des liens entre l'anxiété sociale et le bégaiement, lending weight to a theoretical argument for its’ use. Fry, Botterill et Pring (2009) et Menzies, O’Brian, Onslow et Packman (2008) ont récemment fait référence à l'utilisation de la thérapie cognitive comme composante de traitement pour, respectivement, les adolescents et les adultes qui bégaient, et certainement à un niveau clinique, cela semble bien correspondre avec l'expérience des clients et les objectifs de la thérapie.

En résumé

La Thérapie Cognitive, ce n'est pas apprendre aux patients à "penser positivement" où à être plus 'rationnel'. C'est le fait d'aider les gens à comprendre la façon dont leurs pensées les affectent au jour-le-jour, et de se débrouiller avec les difficultés, plus efficacement en étant plus flexible dans la façon dont ils regardent et répondent aux situations, en développant plus de capacités de résolutions de problèmes, en maximisant l'utilisation d'un self-dialogue plus utile, et en développant des croyances centrales améliorant la vie.
Elle fournit une structure pour les thérapeutes pour explorer leurs propres pensées, émotions et réponses négatives, et pour mieux comprendre les anxiétés des parents.

Au Michael Palin Centre, la thérapie cognitive peut être intégrée dans des travaux sur les aptitudes de fluence, la désensibilisation ou les aptitudes générales de communication, ou elle peut être délivrée pour elle-même, pour de jeunes adulltes et des adultes qui veulent se concentrer plus sur les aspects psychologiques de leur expérience. Elle est particulièrement importante dans notre travail avec les enfants, les parents et les jeunes gens, au moment où se développer un regard sur soi robuste et positif est vraisemblable pour se protéger des difficultés futures.

References
Fry, J., Botterill, W., & Pring, T (2009). The effect of an intensive group therapy programme for young adults who stutter: A single subject study. International Journal of Speech-Language Pathology, 11 (1): 12-19.
Menzies, G., O’Brien, S., Onslow, M., Packman, A., St Clare, T & Block, S. (2008). An experimental clinical trial of a cognitive-behaviour therapy package for chronic stuttering. Journal of Speech, Language and Hearing Research, 51, 1451 -1464.
Self-help books
Butler, G. (1999) Overcoming Social Anxiety and Shyness. A self-help guide using Cognitive Behavioural Techniques. Robinson, London.
Butler, G. & Hope, T. (1995) Manage your Mind: The Mental Fitness Guide. Oxford: Oxford University Press.
Willetts, L., & Creswell, C. (2007). Overcoming your child’s social anxiety and shyness: A self-help guide using cognitive-behavioural techniques. Robinson. London
Jane Fry, MSc (Psych Couns)., Dip CT (Oxon), is a specialist speech and language therapist at The Michael Palin Centre for Stammering Children, London U.K., www.stammeringcentre.org.
New DVD: Tools for Success: A Cognitive Behavior Therapy Taster

2 septembre 2009

SFA : Le bégaiement à l'enfance - Hayley S. Arnold - 2009

Mes critiques :
a) "Moins de comportements régulateurs de l'émotion chez les enfants qui bégaient" : Comme elle le dit d'ailleurs : facteur causal réel ou conséquence ?
b) Il serait encore plus intéressant de faire le lien avec la neurophysiologie et le caractère


Le bégaiement à l'enfance
Un nouveau regard sur la façon dont les facteurs de langage, moteurs et d'émotion peuvent influencer le bégaiement précoce de l'enfance
par Hayley S. Arnold, Ph.D. Purdue University


En qualité de chercheur postdoctoral dans le domaine du bégaiement à la Purdue University, j'étudie comment les facteurs de langage, moteurs, et d'émotions peuvent influencer le bégaiement chez les jeunes enfants.

Une méthode avec laquelle j'ai examiné ces facteurs est l'électroencéphalographie (EEG, signaux électriques venant du cerveau) chez les enfants pré-scolaires qui bégaient et leurs camarades qui ne bégaient pas.
Lors de mes précédents travaux de doctorat avec Edward Conture à la Vanderbilt University, j'ai mesuré les émotions en utilisant l'EEG et les comportements produits par neuf enfants qui bégaient et neuf qui ne bégaient pas. Les mesures EEG de l'émotion n'ont pas distingué les enfants qui bégaient de ceux qui ne bégaient pas. Cependant, quand j'ai analysé les comportements, les enfants qui bégaient, comparés à leurs camarades non-bègues, étaient moins prompts à la régulation des émotions.
L'étude demandait aux enfants d'écouter plusieurs conversations dans lesquelles des adultes étaient heureux, en colère, et neutres dans leurs émotions.

J'ai découvert que les enfants qui ne bégaient pas répondaient avec, significativement, plus fréquemment de comportements auto-calmants, résolution des problèmes, et autres comportements régulateurs immédiatement après l'écoute des conversations heureuses et colériques comparées au neutres.
Les enfants qui bégaient utilisaient a peu près à la même fréquence les comportements régulateurs pour les conversations heureuses, en colère ou neutres.

J'ai aussi découvert que les enfants qui bégaient, en utilisant moins de stratégies de régulation d'émotion, bégayaient aussi plus. En d'autres termes, il semble que l'utilisation de comportements régulateurs est lié au bégaiement ; cependant nous ne savons pas le bégaiement décroît l'occurence des comportements régulateurs ou si moins de comportements régulateurs débouchent sur plus de bégaiement. Des recherches plus poussées sont nécessaires pour répondre à cette question.

Plus récemment, j'ai étudié les réponses électriques du cerveau (c.à.d, les potentiels liés aux évènements) sur des enfants de 4 et 5 ans qui bégaient, qui écoutaient des phrases tandis qu'ils regardaient un dessin animé. Ces 26 enfants, treize qui bégaient et treize non-bègues, faisaient partie d'une première année d'un projet longitudinal dirigé par Anne Smith et Christine Weber-Fox à Purdue.

Quand nous avons analysé les réponses du cerveau, nous avons vu des différences subtiles, mais statistiquement importantes, pour les enfants qui bégaient comparés à leurs camarades non-bègues. Les différences dans l'activité du cerveau étaient plus prononcées quand les enfants entendaient des mots qui étaient en désordre dans une phrase ("Il voulait sa cette balle") plutôt que pour le sens des mots ("Il est monté sur cette musique").

Cette étude nous aide à comprendre que l'activité du cerveau pour le langage peut différer pour certains enfants qui bégaient lorsqu'ils écoutent simplement un énoncé sans parler eux-mêmes.

J'ai aussi commencé à étudier la réponse du corps aux émotions (c.à.d excitation automatique) en mesurant les changements sur la peau liés à l'activité de la glande sudoripare et le flux sanguin. Cette étude implique des enfants scolarisés qui bégaient et leurs camarades non-bègues lors de tâches de parole et de non-parole.

Parce que les enregistrements que nous utilisons sont "adaptés aux enfants", les enfants parlent souvent du plaisir qu'ils ont eu, et demandent même quand ils peuvent y retourner !

J'espère que ces études et d'autres nous aideront à mieux comprendre le bégaiement, et éventuellement mener à une thérapie qui aiderait à empêcher le bégaiement chronique.
 

Qui êtes-vous ?

France
Comment une personne bègue qui, il y a 10 ans était totalement méprisante et indifférente vis-à-vis de la recherche sur son trouble, s'est-elle brusquement prise de passion pour elle jusqu'à ouvrir un blog ? Par désespoir ? Non. Par ennui ? Non. Par un oeil neuf, tout simplement. Résultat : depuis 2007, Un Olivier sur un Iceberg vous tient au courant des découvertes, et vous propose des traductions et résumés scientifiques sur les révélations de la recherche sur le bégaiement qui vont vous stupéfier. Bienvenue dans l'une des enquêtes scientifiques les plus passionnantes et les plus excitantes qui soient.

Avertissement

Malgré le soin et les efforts apportés à ces textes, les erreurs sont toujours possibles, surtout en ce qui concerne les termes médicaux. Merci de votre indulgence.