Ils ont mis l'accent sur la réduction d'Anisotropie Fractionnelle (au lieu de faire cette tête-là, essayez de retrouver le terme, par exemple dans le rapport de la découverte de la déconnexion de 2002 que j'ai traduit).
Ils ont répliqué les recherches antérieures et disent que cette AF était bien significative. Ils suggèrent que la myélinogenèse (je ne sais si j'ai bien traduit, mais enfin je suppose que c'est la formation de myeline) est anormale dans le cerveau gauche des personnes bègues, dès la première année après naissance. Ils disent que ce doit être testable dans des études futures.
Bon, je vois que vous froncez les sourcils ; la myéline, je le répète, (en jaune sur le dessin) c'est la gaine de graisse des neurones dans le cerveau. Si elle est mal formée, le 'courant' passe mal. Par exemple, dans la déconnexion de l'opercule rolandique à gauche découverte en 2002. All right ?
Rien de révolutionnaire, mais en simple observateur je constate que certains suivent cette piste avec attention.
A la récente Conférence d'Anvers, le Dr Monfrais-Pfauwadel a fait une présentation sur les TDA, et ses rapports avec le bégaiement, et la façon de traiter l'un avec l'autre. C'est avec un grand intérêt que j'ai lu son diaporama en PDF, avec quelques autres (dont Bijleveld...j'ai trouvé que T.Weidig jongle avec énormément de facteurs dans son thème, moi ça m'a pas vraiment passionné).
Les personnes avec TDA ne sont pas forcément hyperactives. Une notion intéressante est celle, plutôt, de l'impulsivité.
Je m'interroge sur mon propre cas. Il y a des traits dans mon caractère qui me laissent vraiment perplexes, et en vieillissant j'ai l'impression que c'est bien précis, bien caractéristique. Ils se détachent du reste, comme des anomalies dont le relief se ferait plus net. Et ça ne dépend pas forcément du bégaiement : Je vois et je lis d'autres personnes bègues qui s'en sortent très bien à ce niveau-là.
Mais je suis tout aussi bien complètement à côté de la plaque en faisant ces interprétations ! Si ça se trouve, ces problèmes que je ressens n'ont rien à voir avec les troubles attentionnels..
Allez donc chercher sur le Web la liste des symptômes des troubles attentionnels : vous allez certainement vous dire : tout le monde ressent un peu ça. Comment faire pour y voir clair là-dedans ? C'est là tout le problème !
On lit : TDA, troubles difficiles à certifier, immiscés dans le comportement, difficiles à isoler, et, hop, prétexte idéal, on met tout là-dessus. De plus, cela peut être mal interprété.
Mais il est clair que cela peut faire souffrir. Et il est clair qu'on peut en avoir sans le savoir.
Un souvenir personnel refait surface : celui de rentrer presque tous les jours de l'école, au collège, au lycée, épuisé. Je le dis autour de moi, les gens me disent mais non Olivier ça va aller. Sauf que je ne trouvais aucune raison à cette fatigue. Aujourd'hui je me dis "Et si ce n'était pas seulement dû aux conséquences du bégaiement ?" Mais peut-être que là encore, depuis que je lis des choses sur le SDA (comme on l'appelle aussi), je me suis mis ça en tête, et que je me trompe. Peut-être que l'anxiété sociale y est aussi pour quelque chose.
Des bribes de choses lues et vécues me reviennent, à un moment de ma vie ou mon instabilité professionnelle, que confirme un parcours hétéroclite, devient très lourde, et que le sentiment de culpabilité, accentué par le regard des autres (ou du moins l'idée que je m'en fais) ne rend pas les choses plus faciles.
Comment une personne bègue qui, il y a 10 ans était totalement méprisante et indifférente vis-à-vis de la recherche sur son trouble, s'est-elle brusquement prise de passion pour elle jusqu'à ouvrir un blog ? Par désespoir ? Non. Par ennui ? Non. Par un oeil neuf, tout simplement. Résultat : depuis 2007, Un Olivier sur un Iceberg vous tient au courant des découvertes, et vous propose des traductions et résumés scientifiques sur les révélations de la recherche sur le bégaiement qui vont vous stupéfier.
Bienvenue dans l'une des enquêtes scientifiques les plus passionnantes et les plus excitantes qui soient.
Malgré le soin et les efforts apportés à ces textes, les erreurs sont toujours possibles, surtout en ce qui concerne les termes médicaux. Merci de votre indulgence.
Qu'est-ce qui cause le bégaiement ? M.Sommer & C.Büchel (2004), téléchargé 250 fois, visité plus de 4500 fois. Lire sur le blog - Télécharger le PDF
Comment le cerveau répare le bégaiement ? par K.Neumann, C.Kell, A.L.Giraud (2009) Plus ardu, mais synthétique et à la pointe de la recherche. Lire sur le blog - Télécharger le PDF