28 novembre 2010

Et si UN OLIVIER SUR UN ICEBERG devenait privé ?

Je tenais à signaler à mes lecteurs que j'envisage sérieusement, dans un avenir plus ou moins proche de rendre privé l'accès à mon blog.
J'en serais sincérement désolé, et je m'en excuse auprès de mes lecteurs.
Mais il me faut trouver un compromis entre ce que je peux gérer, ce que je peux contrôler et ce que je peux vous apporter, à vous qui êtes (ce qui rend ma décision encore plus difficile) de plus en plus curieux à essayer de comprendre les recherches.

En effet, si depuis plusieurs années j'ai été profondément touché par la générosité et l'encouragement de la plupart, au contraire l'incompréhension et l'agressivité de quelques-uns me choquent réellement et violemment. A plus forte raison lorsqu'elle est quasi-permanente, qu'elle accuse, qu'elle n'est pas justifiée, lorsque la personne ne cherche pas de compromis.

Mais si je procède ainsi, mon travail de relayer l'information scientifique sur le bégaiement subira encore une barrière supplémentaire.
Et en voulant créer une bulle de protection, elle va aussi isoler...

Ce qui me désespère le plus, ce sont les médias. Ceux qui ont le plus d'influence sur les masses. Si on avait plus d'émissions qui montrent des personnes ayant échouées ou réussies dans telle ou telle méthode, professionnelle ou non, si on avait une vraie équité, si les médias français parlaient plus des recherches, alors je ne me sentirais pas si triste et si désireux de transmettre cette information, avec tout le travail que ça représente.

Et là, c'est vous que j'interpelle.
Vous qui êtes en train de lire, mais qui ne vous manifestez jamais. Mes lecteurs, les lecteurs des autres blogs, a vous manifester plus souvent, à dire ce que vous pensez et réfléchir plus posément. Réclamer des informations, des explications !
Vous n'avez même pas à vous exposer : un commentaire courtois, honnête et clair, même anonyme, est toujours accueilli avec plaisir.

Je ne suis pas en train de quémander des commentaires. Je suis en train de vous dire : choisissez la méthode que vous voulez, mais réclamez la bonne information.

Je prendrais probablement la décision en cette fin d'année.

Quelque soit ma décision, je suis déjà en train de plancher sur une nouvelle structure pour le blog, qui ne parlera plus strictement que de science (mais qui en même temps sera je l'espère plus attractive. Paradoxalement).

D'ores et déjà, les posts ne concernant pas directement la recherche (En Parallèle, Actualités, Evènements...etc) sont en cours de suppression. Les comptes YouTube et Dailymotion du blog ont été supprimés, mais les vidéos resteront en ligne sur le blog.

27 novembre 2010

Délétion du gène CNTNAP2 dans un cas de bégaiement ?

Sous réserve : résumé vu sur le moteur de recherche NCBI PubMed :
Des chercheurs auraient identifié, chez une personne souffrant de plusieurs troubles de la parole dont le bégaiement, une microdéletion localisée à 7q33-q35 entraînant des perturbations sur plusieurs gènes dont le fameux CNTNAP2 (effacement des trois premiers exons du gène).

Le résumé dit que
"Le gène CNTNAP2 est connu pour être impliqué dans les causes de troubles de la parole et du langage et du spectre autistique, et a le même chemin que le [non-moins célèbre NdT] FOXP2, [...] ce qui en fait un gène candidat pour des études causales sur les troubles du langage et de la parole tels que le bégaiement."

24 novembre 2010

Diaporama de Drayna - NSA, 8 juillet 2010

Le diaporama de Dennis Drayna à la NSA le 8 juillet 2010, suite à la découverte des 3 premiers gènes, est librement téléchargeable en ligne sur le site du NIDCD.
Je vous propose une traduction en français à télécharger ICI.

Et je n'ai pas pu résister à l'envie de mettre quelques extraits pour attiser votre curiosité...
"le bégaiement est-il une forme légère de mucolipidose ?"
"Un groupe spécifique de cellules nerveuses dans le cerveau sont exclusifs à la production de la parole et aussi exceptionnellement sensible à ce déficit métabolique - Objectif : Identifier ces cellules, découvrir ce qu'elles font, déterminer à quoi elles sont connectées, et comprendre comment ce défaut hérité les affectent exclusivement"

"le bégaiement à présent chevauche clairement le domaine de la médecine"

"Les différences génétiques sous-jacentes pourraient-elles expliquer les différences dans les résultats des thérapies ?"

17 novembre 2010

Neuroscience 2010 : Soo-Eun Chang et Kate Watkins

Je suis abonné aux news du mi-sérieux mi-extravangant (ou plutôt extrapolant) site de Ray Kurzweil, pour suivre les nouvelles technologies dans tous les domaines, et j'ai été surpris de voir "stuttering" dans le résumé. Il s'agit en fait du meeting de Neuroscience 2010. Le pdf contient une courte page pour l'étude de Soo-Eun Chang, et une autre pour celle de Kate Watkins.

Pour celui de Watkins, le bégaiement serait aussi un problème de traitement du langage, pas seulement de la production de parole ; et pour Chang, les hommes qui bégaient ont des connexions différentes des femmes qui bégaient.

Apparemment, c'est tout frais.
Faut-il que je m'excite ? (Z'avez remarqué que moi, à la différence des journalistes, je me pose la question...)

14 novembre 2010

P'tit mot du Dr Maguire


"Endo Pharmaceuticals est toujours en train d'analyser les résultats IIb pour le Pagoclone, et mes co-examinateurs et moi-même demanderons la publication des données une fois qu'elles auront été pleinement analysées. Comme vous le savez, nous avons publié l'étude de la Phase II dans le Journal of Clinical Psychopharmacology plus tôt cette année.

A noter également que mes collègues et moi à l'UC Irvine allons commencer un essai de l'Asenapine pour le bégaiement dans les mois à venir. Nous avons aussi d'autres composés pour le bégaiement dans notre pipeline de développement.

Heureusement, de multiples études examinant les antagonistes de dopamine dans le bégaiement (par ex. haloperidol, risperidone, olanzapine) ont fourni une efficacité positive.

Une nouvelle génération d'agents bloqueurs de dopamine tels que l'asenapine et d'autres ont moins d'effets secondaires que leurs prédécesseurs, et nous sommes très excités de commencer ce nouveau chapitre de la recherche pharmacothérapeutique sur le bégaiement."

3 novembre 2010

Le pagoclone star déchue, voilà le Saphris (Asenapine) ?

Le Stuttering Brain a relayé une récente interview du Dr Maguire, dans lequel il parle de l'Asenapine.
L'Asenapine a déjà été approuvé par la FDA pour les troubles bipolaires de catégorie I et la schizophrénie. C'est apparemment un antipsychotique.
En fouillant sur le Web, je vois ça et là des rapprochements avec le Zyprexa et l'Abilify.
Dans cet article, Maguire dit que le Saphris (son nom commercial) n'a pas les effets secondaires de prise de poids ou de dysfonction sexuelle. En attendant de faire le tri...affaire à suivre.

Qui êtes-vous ?

France
Comment une personne bègue qui, il y a 10 ans était totalement méprisante et indifférente vis-à-vis de la recherche sur son trouble, s'est-elle brusquement prise de passion pour elle jusqu'à ouvrir un blog ? Par désespoir ? Non. Par ennui ? Non. Par un oeil neuf, tout simplement. Résultat : depuis 2007, Un Olivier sur un Iceberg vous tient au courant des découvertes, et vous propose des traductions et résumés scientifiques sur les révélations de la recherche sur le bégaiement qui vont vous stupéfier. Bienvenue dans l'une des enquêtes scientifiques les plus passionnantes et les plus excitantes qui soient.

Avertissement

Malgré le soin et les efforts apportés à ces textes, les erreurs sont toujours possibles, surtout en ce qui concerne les termes médicaux. Merci de votre indulgence.