12 avril 2019

Bègues mutants cherchent thérapie adaptée...


Une étude américaine, à laquelle a participé Dennis Drayna, suggère (même plus) que les personnes bègues porteuses des mutations directement liées au bégaiement (dont la plupart ont été découvertes en 2010), c'est-à-dire sur les gènes GNPTAB, GNPTG, NAGPA, ou AP4E1, bénéficient beaucoup moins des effets positifs d'une thérapie de type fluency-shaping.

La comparaison a été faite entre 51 personnes bègues porteuses de ces mutations, et 51 autres personnes bègues également, mais non-porteuses de ces gènes.




Sans être une surprise, c'est pour moi un pas de plus vers la "cartésianisation" du bégaiement, un  coup de couteau dans un "brouillard" déjà bien dilué par les données récoltées ces trois dernières décennies. Cela laisse suggérer un avenir ou des tests génétiques qui permettront de mettre de côté telle ou telle thérapie pour une personne bègue en particulier.

Car, considérant les moyens actuels, ce n'est qu'un début.




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